Elections municipales : le Réseau "Vivre Paris !" pose 8 questions aux candidats

Le Réseau « Vivre Paris ! », d’une absolue neutralité politique et qui rassemble des milliers d’électeurs, lance un cri d'alerte : la qualité de vie des habitants, gravement compromise par les dérives de la nuit parisienne, n’occupe pas une place suffisante dans la campagne des municipales.

Les candidat(e)s esquivent le débat qui s’impose : celui du péril pour la santé publique et le tissu social, causé par l’alcoolisation et son avatar, le tapage nocturne.

Leurs positions, plutôt rassurantes lorsqu’elles sont exprimées lors d’échanges avec les associations de riverains, sont contredites par les déclarations dont les médias se font l’écho au sujet de l’expansion de la nuit parisienne.

Le Réseau "Vivre Paris !" invite donc les candidat(e)s à répondre par un simple et limpide « oui » ou « non », à 8 questions phare, pour permettre aux électeurs de se faire leur opinion. (le questionnaire en pdf)

1- Vous engagez-vous à défendre le respect de la réglementation sur le bruit, dans tous les quartiers, et donc y compris dans ceux comportant une concentration de bars ou autres établissements de loisirs ?

2- Etes-vous favorable aux arrêtés préfectoraux interdisant la vente et la consommation d’alcool sur la voie publique hors cas d’exploitation d’une terrasse autorisée par la Ville ?

3- Acceptez-vous de considérer les exploitants des bars et autres établissements de loisirs comme devant répondre des tapages de leurs clients stationnant sur la voie publique et devant leurs établissements, aussi bien assis en terrasse que debout ?

4- Vous engagez-vous à faire sanctionner toute sorte de tapages par des refus ou retraits d’autorisation de terrasse ainsi qu’à demander à la Préfecture l’abaissement de l'horaire d'ouverture (fermeture imposée avant l’heure légale de 02 H 00 / suppression des autorisations de nuit ) ?

5- Vous engagez-vous à faire réaliser, sur une période probante, des enregistrements automatiques par des tiers de confiance et à admettre que leurs résultats soient rendus publics et servent de preuve vis-à-vis de la Ville, lorsque les nuisances dénoncées par les associations de riverains sont niées par les commerçants et que les constatations d’agents assermentés font défaut ?

6- Vous engagez-vous à exiger de la Préfecture une action efficace contre les tapages, même dans les cas où des phénomènes d’insécurité ne sont pas encore advenus, puisque la Ville finance ladite Préfecture pour assurer la tranquillité du voisinage ?

7- Vous engagez-vous à actionner les agents des différentes directions de la Ville aptes à faire constater les nuisances, ainsi qu’à augmenter les moyens des correspondants de nuit en nombre et en amplitude horaire d’activité ?

8 – Vous engagez-vous à utiliser la SEMAEST pour lutter contre la mono-activité de l’alcool, qui détruit la vie de certains quartiers (ville morte et rideaux de fer baissés pendant la journée, chaos et insécurité en soirée et la nuit) dés lors qu’avec cette société, la Ville dispose d’un instrument pour favoriser la diversité commerciale et vivifier le lien social ?

Réponse attendue à : contact@vivre-paris.fr

Les réponses des candidats.

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2 réponses à Elections municipales : le Réseau "Vivre Paris !" pose 8 questions aux candidats

  1. Francis night dit :

    Quant à vous, très chères associations, vous engagez-vous :

    1. A laisser les professionnels de la nuit travailler, créer de la valeur et des emplois, payer leurs impôts pour financer les infrastructures de la ville ?

    2. A vous demander comment les villes de Londres ou Berlin réussissent à mixer avec intelligence vie nocturne et respect de chacun

    3. A ne pas faire de Paris une ville dortoir, manquant d'attractivité touristique ?

    4. A vous demander ce qui est le moins sécurisé : une ville déserte la nuit, ou pleine d'animations ?

    5. A respecter l'ADN de certains quartiers dynamiques comme le 2ème, 3ème, 4ème, ou 9ème arrondissement. Si ces lieux de vie ne vous conviennent pas, pourquoi ne pas découvrir des quartiers plus adaptés à vos besoins : 1er, 7eme, 16eme, 17eme, ou encore Levallois ?

    • gpourbaix dit :

      1. Oui pour les professionnels respectueux de l'environnement dans lequel ils exercent : respect de la réglementation sur les terrasses et sur la consommation d'alcool sur la voie publique, gestion des nuisances liées à la présence des clients à l'extérieur, insonorisation à leurs frais dans les locaux diffusant de la musique...

      2. Berlin et Londres ne sauraient être comparés à Paris. Paris est une des villes les plus denses au monde. Dans un même quartier des gens y habitent (et essaient d'y dormir), d'autres y travaillent, d'autres encore y font leurs courses et d'autres enfin s'y amusent. A noter que la même personne peut tenir plusieurs rôles. Il faut donc trouver un mode opératoire qui permette le "vivre ensemble". En parcourant les blogs, les pages FB... (et votre réaction n°5) il est trop souvent demandé aux habitants se plaignant du bruit nocturne de partir. Cette position est totalement inacceptable.

      3. Paris est la première destination touristique au monde avec plus de 32m de touristes en 2013. Cessons donc cette désinformation du Paris qui meurt. Voir Challenges, Les Echos, Le Figaro, Le Point... Un autre chiffre : 1150 bars à Paris soit 1 bar pour 2000 habitants !

      4. La vérité est quelque part entre les deux. Le manichéisme ne mène nulle part. Je ne suis pas sûr qu'une ville dans laquelle déambulent des individus totalement alcoolisés soit plus sure. Une chose est certaine pourtant : ce n’est pas le tapage qui crée la sécurité.

      5. Refus absolu de ce genre d'argument. Nous avons le DROIT de vivre où bon nous semble. Et si l'on retournait l'argument : pourquoi n'allez-vous pas installer des établissements de nuits dans les quartiers où il n'y a pas d'habitants, par exemple au milieu des tours de la Défense, ou dans les friches industrielles de banlieue ?
      Celui qui subit les effets des tapages sur sa santé est victime. Enjoindre à la victime de déménager, c’est nier son droit. Or, ici, nous parlons de la santé publique, de celle des riverains agressés par des bruits bien supérieurs à ce qu’admet l’Organisation Mondiale de la Santé elle-même.

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