Selon traxmag Frédéric Hocquard "planche sur un principe d’antériorité"

Article paru sur le site de Vivre le Marais
La Newsletter TRAX Magazine dans son édition du 5 décembre commente la décision prise par le parlement berlinois de financer à hauteur de 1 million d'€ la mise aux normes des établissements recevant du public qui sont à l'origine de nuisances sonores pour les citoyens résidents.

Une manière de faire en sorte que ces créateurs de nuisances sonores ne soient pas condamnés à fermer boutique sur intervention des pouvoirs publics. Il conviendrait de savoir tout de même si ce financement est un prêt qui doit être remboursé ou une subvention pure et simple. La différence est de taille. Dans nos débats au sein de "Vivre Paris !", nous avons toujours exclu que le contribuable subisse la double peine de payer pour l'insonorisation et de rester exposé néanmoins aux perturbations nocturnes qui accompagnent volens nolens la présence de ce type d'établissement (hurlements nocturnes, salissures, dégradations...).

Frédéric Hocquard, dont on pensait au début de son mandat, qu'il accorderait dans sa démarche autant d'attention à la santé des citoyens qu'à la prospérité des professionnels de l'industrie des boissons alcooliques et de la nuit, nous livre une déclaration à ce propos qui a de quoi nous surprendre ... ou nous confirmer dans nos inquiétudes. Selon TRAX, il reconnait "plancher sur un « principe d’antériorité », qui empêcherait les nouveaux propriétaires de se plaindre d’un certain niveau d’animation nocturne dans des zones historiquement festives".

Imaginons deux habitants d'un même immeuble, l'un installé depuis peu et l'autre résidant là depuis longtemps, si un commerce fait du bruit, notamment la nuit, seul le dernier aurait le droit de se plaindre. Que devient le principe constitutionnel d'égalité devant la loi ?

Plus cocasse encore, si on rappelle que ce dont se plaignent nos concitoyens c'est uniquement du non-respect des lois et règlements en matière de nuisance sonore. Va-t-on leur objecter le même principe pour d'autres types d'infraction à la loi ? Par exemple le trafic de drogue ? Ou les agressions ? Sur le fondement qu'une infraction qui avait cours antérieurement dans une zone étiquetée "festive" ou pourquoi pas "de non-droit", ne peut pas donner lieu à des plaintes de nouveaux arrivants ! A eux et eux seuls, le bénéfice de la loi serait refusé !

Nous estimons que ce genre de prise de position doit être porté à la connaissance de nos nouveaux députés. Ils sont garants de nos lois et ne peuvent pas se désintéresser de l'usage qu'on en fait. Nous allons leur demander de veiller à ce que des opinions comme celle de M. Hocquard, exprimées avec légèreté dans une grande municipalité comme celle de Paris, fasse l'objet d'un recadrage.

TRAX évoque le traditionnel débat entre commerçants et riverains en s'autorisant à placer les points de vue dans les deux plateaux d'une balance. Nous disons à ce sujet qu'il n'y a pas de balance qui tienne car il y a d'un côté des gens qui par souci de lucre demandent qu'on les laisse agir sans se préoccuper des lois et d'un autre des particuliers dont la santé ne supporte pas qu'ils soient privés de sommeil et dont les exigences ne sont rien d'autre que le respect de la réglementation en vigueur.

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Le temps de la nuit n'est pas comparable à celui du jour !

Article paru sur le site de Vivre le Marais le 14 novembre 2017
Revue de presse ajoutée en fin d'article le 21 novembre 2017
Dans le prolongement du colloque organisé par la Plate-forme Nationale pour le développement de la Vie Nocturne, le docteur Bertrand Lukacs qui est aussi président de l’Association des Riverains du Canal Saint-Martin (Xe) fait part dans les ligne ci-après de ses réflexions quant à l’idée que certains fondent leur approche de la ville de demain sur le fait que, pour l’homme, le temps de la nuit serait absolument comparable au temps du jour. Il considère qu’il s’agit d’une grave erreur. En effet la biologie de l’homme est construite sur un cycle circadien où la nuit, repos-sommeil, a un rôle différent du jour, veille-activité. Désynchroniser ce rythme entraine des troubles importants pour l’homme.

Le récent rapport de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) portant sur « L’évaluation des risques sanitaires liés au travail de nuit» souligne ce point.
Ce rapport majeur résulte d’une consultation coordonnée pendant 3 ans par d’éminents spécialistes et experts nationaux et internationaux confirme les effets délétères du travail de nuit avec différents niveaux de preuve scientifique.

Ces effets portent touchent d’une part la somnolence, la qualité de sommeil et la réduction du temps de sommeil total, et le syndrome métabolique sont avérés et d’autre part la santé psychique, les performances cognitives, l’obésité et la prise de poids, le diabète de type 2 et les maladies coronariennes probables. Il se traduit par l’hypertension artérielle et de possibles accidents vasculaires cérébraux. L’expertise conclut aussi à un effet probable du travail de nuit sur le risque de cancer notamment du sein dû aux perturbations des rythmes biologiques.
Le travail de l’Agence pointe également que la fréquence et la gravité des accidents survenant lors du travail de nuit sont généralement augmentées.
Les conclusions de ce rapport centré sur le travail de nuit, s’appliquent à tous ceux dont le rythme jour, veille- activité, et nuit , repos –sommeil, vient à être perturbé.

Le développement de la vie nocturne en ville concerne trois types de populations, les travailleurs de nuit, les noctambules incluant ceux qui aiment faire la fête et la très grande majorité des habitants.
Il est possible de protéger conjointement les intérêts des trois populations par un développement maitrisé de la vie nocturne. La condition première doit être une volonté politique non seulement très clairement exprimée par des mots mais surtout déclinées par des actions opérationnelles efficaces.

Malheureusement le politique préfère naviguer au gré des courants, reflets des rapports de force s’exprimant sur ce sujet. Aujourd’hui, le rapport de force est en faveur de ceux qui sont porteurs d’une vision économique borgne et à court terme, vantant le développement d’activités nocturnes très mal régulées, accentuant fortement les nuisances impactant la vie des riverains et exacerbant ainsi des tensions qui finiront pas s’exprimer massivement comme c’est le cas pour le tourisme de masse.

Aussi à partir de cette réflexion, plusieurs propositions peuvent être formulées pour le Conseil de la nuit :

  • Une charte reprenant les termes du socle commun à faire signer par l’ensemble des participants.
  • Un engagement de la ville de Paris d’accompagner le développement de la vie nocturne par la mise en œuvre d’une politique affirmée de lutte contre le bruit avec une priorité pour la nuit et une priorité budgétaire pour le développement d’outils de mesure objective des niveaux sonores.
  • Une clarification des actions à engager en distinguant clairement deux situations : les problèmes liés à une mauvaise régulation des établissements ouverts la nuit et les problèmes liés au développement de l’utilisation de l’espace public.
  • Le financement d’une étude confiée à un groupe de recherche ad hoc permettant d’évaluer le coût sociétal des effets délétères d’un développement non maîtrisé de la vie nocturne pour ne plus être borgne.

Puisse les politiques s’inspirer de ces recommandations et ne pas rester aveugles face à ce qui est devenu un enjeu de santé publique !

Réflexions à la suite du colloque organisé par la Plate-forme Nationale pour le développement de la Vie Nocturne par le Dr Bertrand Lukacs, président de l’Association des Riverains du Canal Saint-Martin

Revue de presse
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Défense en faveur du décret relatif à la diffusion de sons à un niveau sonore élevé

Depuis la la loi Santé de 2016, l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains.
Son décret d'application soulève un tollé de protestations de la part des professionnels visés.
Pourtant, ce décret ne recèle que des dispositions élémentaires pour donner sens à la loi, qui vise d'abord et avant tout la protection contre la surdité provoquée par les décibels excessifs.
Les associations de riverains se prononcent donc en faveur de la réglementation et appellent même à ce qu'elle se renforce pour ce qui concerne les nuisances qui sévissent dans leurs domiciles.

Défense en faveur du décret qui régit la diffusion de musique amplifiée sur la voie publique et nouvelle alerte à propos des bruits de voix sur la voie publique

Au moment où la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé était encore en discussion, nous avions salué qu’un amendement ait été introduit pour prévoir que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé (musique amplifiée ou non, voix d’acteurs ou présentateurs par exemple), dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains, ce qui est devenu l’article L. 1336-1 du code de la Santé publique. Nous avons ensuite apprécié que le ministère ne cède pas devant la levée de boucliers des lobbies de la nuit, parmi lesquels l’association « Culture bar-bars » et AGISON.

Voici que le 7 août 2017, dans une continuité qu’il faut aussi saluer, le ministère a parachevé le dispositif légal et pris le décret 2017-1244, nécessaire à l’application de la loi, qui a été intégré dans la partie réglementaire du code de la Santé publique.

Ce texte précise les conditions des diffusions de sons autorisées (ce qui dépend des réglementations locales), l’article R 1336-1 du code de la Santé publique précise désormais qu’il s’impose de :
1° Ne dépasser, à aucun moment et en aucun endroit accessible au public, les niveaux de pression acoustique continus équivalents 102 décibels pondérés A sur 15 minutes et 118 décibels pondérés C sur 15 minutes. […]
2° Enregistrer en continu les niveaux sonores en décibels pondérés A et C auxquels le public est exposé et conserver ces enregistrements ;
3° Afficher en continu à proximité du système de contrôle de la sonorisation les niveaux sonores en décibels pondérés A et C auxquels le public est exposé ; […]
Sont responsables du respect de ces dispositions, l'exploitant du lieu, le producteur, le diffuseur qui dans le cadre d'un contrat a reçu la responsabilité de la sécurité du public ou le responsable légal du lieu de l'activité qui s'y déroule.

Les sanctions ont une double nature :
- Celles que peut décider le Préfet en vue de faire cesser le caractère pour la Santé nuisible de l’activité et l’activité elle-même si nécessaire en s’appuyant sur les pouvoirs conférés par l’article L171-8 du code de l’environnement (article R.1336-15-3), avec la possibilité d’agir en urgence.
- Des sanctions pénales qui sont de l’ordre des contraventions de la 5ème classe, ce qui est faible, mais peut être complété par des mesures de confiscation des dispositifs ou matériels de sonorisation ayant servi à la commission de l'infraction.
On ne trouve donc là rien qu’un dispositif élémentaire si l’on veut que la loi ait un minimum d’efficacité, toutes choses étant égales d’ailleurs sur le risque qu’il ne soit guère appliqué du fait de l’insuffisance des moyens de veiller à son application, notamment du fait de la pénurie de personnels des DARES.

Pourtant, les médias sont gorgés de signes de protestation des milieux professionnels concernés. On entend crier à l’assassinat de la culture etc… Des vedettes « alertent », la plateforme de la vie nocturne qui s’est tenue à la Cité de la Mode en septembre a aussi été une chambre des lamentations.
Les associations de riverains réitèrent, quant à elles, solennellement qu’elles sont favorables au décret, en répétant que la législation gagnerait à être plus protectrice encore de la tranquillité publique versus protection des riverains. Qu’on en juge:
- Le décret actuel ne prévoit aucun mesurage spécifique des nuisances subies dans les habitations voisines de la diffusion de musique amplifiée. Or, on peut prévoir que le respect des seuils de décibels émis qui sont prévus par la nouvelle réglementation ne suffira pas à protéger ceux qui sont exposés de façon récurrente à des diffusions de musique amplifiée sur la voie publique.
- La loi nouvelle et son décret ne concernent en rien les nuisances sonores provenant du public lors des diffusions envisagées qui est une source de nuisances importante et aurait donc dû être prise en compte.
- Bien évidemment, plus largement, le nouveau dispositif ne concerne absolument pas le problème plus général des bruits de voix sur la voie publique et notamment celles de la clientèle des établissements, qui peuvent nuire au repos des riverains alors même qu’il n’y a pas de musique amplifiée et ni d'animation. On s’interroge : en quoi ce sujet important devrait-il être délaissé au moment même où de nombreuses villes favorisent le développement de l’économie nocturne ainsi que la massification du tourisme ? Ce qui renvoie à la question plus technique de savoir en quoi le sujet est délaissé. D’où l’on constate qu’il n’y a pas ici de vide législatif. Des textes en vigueur depuis longtemps répriment le tapage et permettent aux autorités de police de protéger la tranquillité publique, y compris en agissant sur les établissements, dont il faudrait peut-être seulement inscrire dans le marbre de la loi qu’ils sont responsables du fait des nuisances sonores de leur clientèle. Localement, les règlements municipaux sur les terrasses des bars et restaurants prévoient que les exploitations ne doivent pas créer de trouble au voisinage. Mais tous ces textes sont aujourd’hui fort peu appliqués, ce que les associations de riverains dénoncent depuis longtemps.

Lire l'excellent article publié sur le site de l'Obs : Réponse à ceux qui veulent "qu’on fasse du bruit pour la musique"

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L'actualité

Un article de fond qui démontre qu'à Amsterdam, le tourisme coûte plus qu'il ne rapporte : A qui profite le tourisme ?. Les chiffres officiels ne prenent pas en compte tous les dommages et préjudices subis par les habitants de la ville en raison de l’afflux d’un tourisme massif qui altère leur qualité de vie. Une investigation plus approfondie montre que le tourisme coûte en fait à Amsterdam environ 71 Millions d’euros par an.


La Mairie de Paris évalue la campagne "la Nuit est à Tous". Le "Réseau Vivre Paris!" va faire part de ses remarques.


Deux membres du "Réseau Vivre Paris!" ont rencontré les agents de la Direction de l'Urbanisme de la Ville de Paris (DU) et de la Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection (DPSP) pour exposer nos demandes en matière de terrasses et occupation de l'espace public, et questionner les services sur les partages de compétence entre la DU et la DPSP.
La mauvaise nouvelle... le contrôle par la DPSP est polyvalent : toutes les incivilités dans l’espace public sont concernées (jardins, mégots, déjections, dépôt sauvage). Les terrasses, cependant, ne sont pas une priorité.
La bonne nouvelle... l’arrêté municipal du 12/07/17 donne pour mission à la DPSP la charge du bruit de voisinage. La DPSP peut ainsi « intervenir sur le bruit des terrasses » en verbalisant les établissements. La notion de bruit étant laissé à l’appréciation de l’agent assermenté. Ainsi l’établissement est considéré responsable du bruit de sa clientèle (en terrasse).
Lire notre compte-rendu


Plusieurs membres du Réseau "Vivre Paris !" ont participé à la 8ème édition du Comité Local des Usagers. Le Directeur de la Direction des Transports et de la Protection du Public (DTPP) de la Préfecture de Police, Jean Benet, entouré de ses principaux collaborateurs avait convié nombre de représentants d'organisations professionnelles et d'associations d'usagers.
Les sujets les plus importants ont porté sur la nouvelle répartition des compétences avec la Mairie de Paris et la communication de statistiques intéressantes relatives à la DTPP.
Il a été ainsi confirmé que la Mairie de Paris (la Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection (DPSP) avait désormais compétence sur les nuisances sonores et olfactives émanant d'une activité professionnelle.
Lire notre compte-rendu

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A qui profite le tourisme ?

A Amsterdam où l’on constate une urgence largement dépassée face à l’invasion destructrice du tourisme de masse, on résume la situation en disant :« Il n’est pas midi moins cinq (11h55) : il est midi cinq (12h05) » .

Un récent article intitulé « A qui profite le Tourisme ? » et sous-titré « Foutez le camp avec vos petites valises de merde » est paru dans le journal « De Groene Amsterdamer »* : Wie profiteert er van het toerisme? Oprollen die rotkoffertjes.

Ce texte analyse pourquoi l’idée que la ville tire des avantages du boom des visiteurs n’est qu’un mythe.
En réalité le tourisme coûte davantage à Amsterdam qu’il ne lui rapporte.

A l’époque de la crise il y a quelques années, Amsterdam a ouvert tout grand sa porte au tourisme avec l’aide d’Amsterdam Marketing, l’agence chargée de promouvoir l’attractivité de la ville.

Si l’on en croit les chiffres avancés par l’agence de marketing, il faut croire qu’elle a bien fait son travail en termes de destination touristique : l’afflux de touristes serait en forte augmentation à Amsterdam avec l’arrivée de 17 millions de touristes en 2017.

Cette invasion fait d’ailleurs l’objet d’une véritable levée de boucliers de la part des habitants et des trois associations qui défendent leurs droits : Amsterdam in Progress, VVAB et Wij Amsterdam. Elle est d’ailleurs quotidiennement relayée par des articles dans la presse.

Des associations de commerçants du centre ville sonnent eux aussi l’alarme souhaitant attirer à nouveau plus de résidents amstellodamois et locaux, une catégorie de clients qui dépense bien plus d’argent que les visiteurs étrangers. Presque la moitié des touristes étrangers qui arpentent les rues, ne franchissent pas la porte d’un seul magasin : ils errent sans but.

Un nombre toujours croissant d’entrepreneurs, de résidents et d’experts lancent également des avertissements contre les excès du tourisme de masse à Amsterdam.

L’argument massue de la Ville pour défendre ce raz-de-marée touristique est que la Ville profite grâce à lui d’un extraordinaire boom économique. Elle avance à l’appui des chiffres très flatteurs. Or, comme le démontre « De Groene Amsterdamer », les calculs d’Amsterdam Marketing sont faussés et la manne financière que la ville est censée tirer de l’invasion touristique est en fait un mythe. Bien plus, le tourisme coûte à Amsterdam plus qu’il ne lui rapporte. Les frais occasionnés par le tourisme se montent en réalité à 64,5 millions d’euros alors que les revenus directs apportés par le tourisme se montent à 64,1 millions d’euros.
La différence de 400 000 euros représente ce que coûte le tourisme (uniquement en numéraire) à la Ville d’Amsterdam, donc à ses habitants, ce chiffre ne prenant pas en compte tous les dommages et préjudices subis par les habitants de la ville en raison de l’afflux d’un tourisme massif qui altère leur qualité de vie. Une investigation plus approfondie montre que le tourisme coûte en fait à Amsterdam environ 71 Millions d’euros par an.

L’enquête développée par le journal propose plusieurs axes critiques.

On dit que le tourisme fait rentrer de l’argent, mais en réalité l’argent engrangé par le tourisme sort du pays !
Car les entreprises qui possèdent les bateaux-mouches, le musée de cire Mme Tusseaud et beaucoup d’autres entreprises de divertissement comme par exemple Merlin Entertainment sont des entreprises étrangères.
De même beaucoup d’hôtels et de bars appartiennent à des étrangers. Les profits concernent en fait un petit groupe d’entrepreneurs qui appartiennent à de très grands groupes reliés à des empires (banques, Walts Disney,…).

Amsterdam Marketing a calculé le nombre d’habitants qui travaillent dans le tourisme pour faire valoir le profit éonomique généré par ces emplois mais les chiffres d’Amsterdam Marketing sont faussés car beaucoup de secteurs (musées, transports : taxis, trams et bus, culture : théâtre, bateaux-mouches) ne relèvent pas exclusivement du tourisme mais font partie des services largement utilisés par les habitants. On ne peut donc pas considérer que ces emplois sont générés par la seule activité touristique.

Qu’en est-il des dépenses générées par le tourisme à Amsterdam ?
Qui paye les ambulances pour transporter les personnes ivres et/ou droguées (une partie non négligeable du tourisme à Amsterdam est liée au commerce de la drogue) ?
Qui paye les policiers supplémentaires dont la présence est rendue nécessaire en raison de l’afflux des touristes de la drogue ?
Qui paye les employés municipaux supplémentaires dans les transports ? Et les fonctionnaires qui contrôlent les locations Airbnb ?
Qui paye les 18 millions d’euros de dépenses pour financer la main d’oeuvre chargée de l’entretien?
Les 2 millions dépensés pour le transport ?
Le 1,5 million pour les ambulances ?
Les 7 millions pour la police ?
Les 27 millions investis dans les musées ?
Les 9 millions investis dans le secteur des croisières ?
Au total, les 64,5 millions de coûts générés par le tourisme ?

De surcroît, pour absorber l’afflux croissant de visiteurs, le Terminal pour les croisières va être entièrement déplacé. Coût de l’opération : 153 millions d’euros. L’on est aussi en train d’élargir les écluses pour faire rentrer les grosses croisières : 350 milions .
Tous ces coûts ne sont pas imputables au tourisme et l’investissement peut être amorti sur plusieurs années. Mais en additionnant les différents postes de charges, le coût du secteur des croisières se chiffre vite à neuf millions d’euros par an.

Des chiffres controversés

Nombre de visiteurs extérieurs et argent dépensé : Amsterdam Marketing avance le chiffre de 17 millions de visiteurs mais une organisation nationale, « The Netherlands Board of Tourism & Conventions » (NBTC**) évalue le nombre de véritables touristes à seulement 6,8 millions.

Amsterdam Marketting avance le chiffre de 9,7 milliards d’euros par an pour les rentrées d’argent du tourisme.
Or le Bureau NBTC donne le chiffre 5,2 milliards d’euros.

Nombre d’emplois générés par le tourisme ?
Le nombre d’emplois générés par le tourisme se chiffre à :
- 154 000, selon Amsterdam Marketting :
- 61 000, selon le bureau d’étude Onderzoek, Informatie en Statistiek (OIS*** ), dont 10 000 à 15 000 dans la restauration.
Par ailleurs, la valeur ajoutée de l’emploi touristique est marginale et beaucoup d’emplois que l’on attribue au tourisme n’ont en réalité que peu de rapport avec celui-ci. Les dépenses de « restauration » sont ainsi à attribuer, pour plus de la moitié, aux résidents amstellodamois.
Cela veut dire que le tourisme ne génère pas 32 000 mais à peine 15 000 emplois dans la restauration, emplois dont un quart sont de « petits boulots » à temps partiel de moins de 12 h/semaine.

Ce que le tourisme rapporte en revenus directs, est plus facile à calculer. Le Trésor de la Ville en profite sous forme de taxe de séjour (60,8 millions d’€ en 2015) et taxe sur les billets de bateau-mouche (3,3 millions d’€ en 2015). Toutefois, l’on ne cherche pas à savoir dans quelle mesure ces 64 millions d’€ contrebalancent les coûts directs (voir supra : secours, SAMU, Police, surveillance du tourisme et des manifestations, coût du secteur « croisières »).

Coûts indirects

Le tourisme ne fait pas que rapporter, il engendre des dépenses.
Ces coûts indirects sont à la charge de la société et doivent être comptabilisés en rapport avec le pourcentage d’utilisation et de fréquentation réel des touristes.

Il y a des coûts indirects sous forme de subventions octroyées, par exemple aux musées. Le Musée Stedelijk reçoit de la municipalité plus de 12 millions d’euros de subvention et le Musée d'Amsterdam plus de 8 millions d’euros. Les attractions les plus visitées de la ville, que sont le Rijksmuseum et le Musée Van Gogh, touchent respectivementt 6,5 millions et 1,35 millions d’euros de subventions.

Le transport des touristes rapporte de l'argent, mais il en coûte également. Les trams de la GVB (société des transports de la ville) touchent 39 millions d’euros de subventions En proportion de l’utilisation du tram par les touristes (5%), ce sont donc deux millions de subventions à qui s’ajoutent aux dépenses faites pour le tourisme.

La promotion de la ville coûte également : Amsterdam Marketing touchera cette année une subvention de 3,85 millions.

Il apparaît donc qu’un certain nombre de coûts cachés n’apparaissent pas dans les calculs d’Amsterdam Marketing.

En fait, un calcul rapide fait monter le compteur des dépenses publiques à 71 millions d’euros annuels, bien plus donc que les recettes de taxes de séjour et de bateau-mouche de 64 millions d’euros.

Les coûts des dégâts collatéraux du tourisme

Dans une analyse approfondie des pertes et profits, il faudrait également prendre en compte en plus les « frais doux » ( ‘zachte kosten’), autrement dit le coût des dégâts collatéraux du tourisme que sont les nuisances, la baisse de la qualité de vie, l’effritement de la cohésion sociale et la disparition de commerces authentiques et de commerces de proximité. C’est plus difficile à traduire en chiffres, mais c’est un coût indéniable et hautement pénalisant.

Le fait que presque trois quarts des résidents amstellodamois évitent le centre-ville à certains moments à cause de la foule «est une indication que le tourisme de masse porte possiblement atteinte à la qualité de vie et d’habitation de la ville », estime Gerard Marlet, économiste, historien et auteur de l’Atlas à l’attention des municipalités.(lien : https://www.atlasvoorgemeenten.nl/contacten/63-gerard-marlet )

On relève d’autres indices similaires.

Le nombre de visites de musée, par exemple, augmente globalement, mais la part de visiteurs néerlandais diminue au Rijksmuseum comme à la Maison d'Anne Frank.

Le nombre de visiteurs par résident est plus élevé à Amsterdam que dans des villes comme Rome, Barcelone, Londres et Berlin. Marlet compare Amsterdam à des villes comme Venise et Bruges où le centre a fini par être dominé par le tourisme et qu’abandonnent les résidents qui font face à
- un appauvrissement et une diminution de l’offre commerciale et également à
- la hausse des prix des maisons, due notamment à l’augmentation du tourisme de masse et la location par AirBn.

L’année dernière Amsterdam est tombée de la quatrième à la onzième place dans le classement des villes attractives établi par Arcadis.

A qui profite vraiment le tourisme ?

C’est ainsi que les bénéfices de l’économie du tourisme profitent à un nombre restreint d’entrepreneurs jouant avec succès sur le comportement du touriste de masse. Il s’agit des entreprises hôtelières, de la restauration, de propriétaires immobiliers, des bailleurs AirBnB à grande échelle et de l’entreprise AirBnB elle-même, des grands musées, des armateurs de bateaux-mouche, des organisateurs de visites organisées et du nombre toujours croissant de vendeurs de glaces, gaufres et fromage. La tendance est que les grands continuent de s’agrandir et que les recettes gagnées à Amsterdam disparaissent de plus en plus souvent au-delà des frontières nationales.

L’hôtellerie prospère... C’est précisément dans ce secteur qu’une grande partie des bénéfices part à l’étranger. Cette attention de la part d’investisseurs étrangers n’a pas de quoi étonner. Le nombre de nuitées en hôtel au mois de janvier par exemple a doublé en six ans pour atteindre un million. En dehors de cela, elle a gagné des centaines de millions d’euros par des services et produits annexes tels que le petit-déjeuner, le bar de l’hôtel et le roomservice. Les grandes auberges ont elles aussi des propriétaires étrangers.

Cela signifie qu’une grande partie des bénéfices générés dans ces hôtels disparaît immédiatement sur des comptes en banque à l’étranger et n’ajoute pour ainsi dire rien à l’économie locale à part des emplois. Toutefois, le nombre d’emplois en hôtellerie croît bien moins vite que le nombre de visiteurs.

Bien que le conseil municipal ait décidé entretemps une interdiction d’ouverture de nouveaux hôtels dans les parties les plus demandées de la ville, les années à venir verront encore apparaître 22 hôtels au centre. Dans toute la ville, des licences avaient déjà été octroyées pour un total de 100 hôtels à construire encore.

AirBnB... La plateforme de location AirBnB rentre dans ce cadre de concentration de pouvoir et de bénéfices partant au-delà des frontières. L’intermédiaire se veut une plateforme entre simples propriétaires de maison pour de simples touristes mais contre toute apparence, ici aussi, de grands acteurs opèrent.

Grâce à divers subterfuges, un appartement peut être loué via AirBnB au-delà de 60 jours par an et sans appartenir à un simple particulier. Comme le montre l’exemple du mystérieux « Sammy » - bailleur fantôme ou multipropriétaire ?- les bailleurs AirBnB peuvent travailler à grande échelle. (voir illustration)

Celui qui, à Amsterdam, profite le plus est d’ailleurs la société américaine AirBnB elle-même. Les locataires paient entre 6 et 12% du prix de l’appartement à cette organisation, auxquels s’ajoutent 3 à 5% à payés par les bailleurs eux-mêmes.

Développement d’un commerce touristique de masse... La qualité des produits vendus dans les magasins de souvenirs se dégrade.
Un commerce de faïence bleue de Delft, constatant que de plus en plus de clients ne recherchent désormais que des souvenirs, adapte son offre à l’évolution de la demande : porte-clés, moulins en miniature, petits sabots. L’entreprise produit ses souvenirs bas de gamme en Chine. Le commerce tourne bien, le chiffre d’affaires augmente. Mais une nouvelle évolution est en cours : la vente de souvenirs... par distributeur automatique !

Dans le secteur du fromage on assiste à une véritable explosion : expansion du nombre de magasins par entreprise et expansion du nombre d’entreprises elles-mêmes. Ces magasins tendent à noyer de leurs produits le célèbre Marché aux Fleurs qui voit entretemps son offre de fleurs s’appauvrir et risque de n’avoir bientôt plus de fleuri que son nom, si des mesures de protection ne sont pas prises.

Les établissements de restauration rapide, quasiment exclusivement fréquentés par les touristes se multiplient et une récente expérimentation autour de l’ouverture au public jour et nuit, ne peut que lui profiter.

Les gaufreries, glaciers, établissements de restauration à emporter et magasins de fromage et de souvenirs se multiplient dans les principales rues touristiques de la ville.

Au printemps 2017, les quatre premières succursales de Dunkin’Donuts ont ouvert leurs portes, et une cinquième s’annonce déjà pour bientôt. Ce sont des établissements franchisés, exploités par l’entrepreneur américain Roberto Fava, déjà connu pour les 9 magasins d’Ice Bakery au centre-ville et le magasin Duo Penotti au Rokin, en face de l’Industrieele Groote Club.
La mairie, sans le vouloir, a contribué à cette croissance rapide des glaciers et gaufriers en exonérant depuis 2009 les glaciers de licence en restauration.

Développement de véritables empires touristiques... On constate, concomitamment au développement du tourisme de masse, le développement de véritables empires touristiques, comme celui de Tours & Tickets, chaîne aux apparences d’office de tourisme qui a su se développer en peu de temps, parfois avec le soutien actif de la ville d’Amsterdam et ne cesse de grandir en se diversifiant au fil des années.
On observe la même orientation dans le secteur des bateaux-mouches : les grands acteurs ne cessent de prendre de l’envergure tandis que les petites entreprises passent à côté des bonnes occasions et perdent même leurs licences.

La position de la Ville... Alors que les entrepreneurs disent préférer les Amstellodamois et les locaux, et tandis que les chercheurs et analystes alertent sur le danger d’une ville touristique sans âme, le conseil municipal cherche encore quelle position adopter.

La Ville a diligenté une enquête indépendante mais hésite sur l’interprétation des chiffres. Les avis diffèrent entre élus.

L’adjointe Kajsa Ollongrense minimise et se réjouit de ce qu’« Amsterdam est florissante et animée » et « rayonne de santé ». Elle prévoit une Charte pour les tours-opérateurs...

Le maire Eberhard van der Laan, tout en ayant clamé l’urgence de la tâche en octobre 2016 lors de la conférence annuelle sur l’ « État de la Ville » , parle maintenant d’« équilibre » et se contente de faire quelques suggestions.

Dennis Boutkan, conseiller municipal PvdA (parti travailliste), reconnaît l’urgence du problème, les limites de la surveillance et la nécessité de « limiter la concentration de commerces touristiques ».
Il plaide également pour une orientation par l’immobilier, seule façon de protéger la ville contre les propriétaires immobiliers et les entrepreneurs qui se jettent sur le centre ville « comme sur un morceau de viande rouge » pour le dépecer.

Les entrepreneurs du Damrak, de la Dam, du Rokin, de la Kalverstraat et de la Nieuwendijk se joignent à ces protestations et constatent qu’« aujourd’hui, la Mairie s’habille en quelque sorte d’impuissance, comme si elle était un spectateur alors qu’elle est quand même la première concernée ».

(Cette étude a pu être réalisée grâce au soutien de Fonds 1877****.)

Notes :
* De Groene Amsterdammer (« L'Amstellodamois Vert ») est un hebdomadaire indépendant néerlandais, publié à Amsterdam mais diffusé à l'échelle des Pays-Bas. Il constitue, aux côtés de Elsevier, HP/De Tijd et Vrij Nederland l'un des médias les plus influents dans son domaine. Fondé en 1877, il constitue en outre l'un des plus vieux médias néerlandais toujours en activité.

** NBTC :The Netherlands Board of Tourism & Conventions, est l’organisme chargé de la promotion des Pays-Bas au niveau national et international.

*** OIS : Onderzoek, Informatie en Statistiek, Recherche, Information et Statistique est un organisme d’étude chapeauté par la Ville d’Amsterdam.

*** FONDS 1877 : fonds de dotation qui finance des enquêtes journalistiques approfondies d’investigation.

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Bilan annuel satisfaisant pour la Direction des Transports et de la Protection du Public de la Préfecture de Police de Paris

Article paru sur le site de Vivre le Marais !
Pour sa 8ème édition du Comité Local des Usagers, le Directeur de la Direction des Transports et de la Protection du Public (DTPP) de la Préfecture de Police, Jean Benet, entouré de ses principaux collaborateurs avait convié nombre de représentants d'organisations professionnelles et d'associations d'usagers. Plusieurs membres du Réseau "Vivre Paris !". Assistaient aussi à la réunion des responsables de la Préfecture et de la Mairie de Paris.

Les sujets les plus importants ont porté sur la nouvelle répartition des compétences avec la Mairie de Paris et la communication de statistiques intéressantes relatives à la DTPP.

Il a été ainsi confirmé que la Mairie de Paris avait désormais compétence sur les périls en immeuble d'habitation et la salubrité des bâtiments à usage d'hébergement. Il en est de même pour les fourrières et d'une partie des attributions de l'ex BACN regroupées au sein du BANP (Bureau d'Action Contre les nuisances Professionnelles) de la Ville de Paris qui a autorité dorénavant sur les nuisances sonores et olfactives émanant d'une activité professionnelle.

Aucun changement de rattachement n’est intervenu pour les objets trouvés, le traitement des signalements de nuisances dues à la diffusion de musique (il est recommandé d'utiliser l'adresse mail : musiqueamplifiee@interieur.gouv.fr), le contrôle des établissements et locaux recevant du public et diffusant de la musique.

Des statistiques intéressantes relatives à l’année 2016 ont été commentées. Il a été noté une baisse du nombre de mesures administratives (-4,40 %) à l’encontre des débits de boissons en raison semble-t-il de davantage de contrôles opérés. Les demandes d’autorisations d’ouverture de nuit (445) sont en nette diminution (- 15,40%).

6 000 déplacements ont été recensés dans le cadre de la lutte contre les nuisances avec 2 500 établissements contrôlés. 202 0000 enlèvements fourrières (221 000 en 2015) ont eu lieu et dans le même temps, 60 000 usagers se sont rendus au Bureau des objets trouvés et fourrières.

La DTPP a souligné combien elle attachait de l’importance aux vecteurs d’informations à destination des usagers et aux efforts qu’elle menait pour améliorer la qualité de ses services (site Internet, réseaux sociaux, blog, applications mobile…).

Au fil des questions posées, nous avons compris qu’il était difficile de trouver des solutions face à la mendicité, que le n° d’appel 34 30 mis en fonction à la demande du Préfet le 18 janvier 2017 pour les objets trouvés était plus efficace (14 500 appels recensés au 30 septembre depuis mi-janvier).

Des restitutions d’enquêtes de satisfaction plutôt favorables par service ont clôturé ce comité annuel dont le principe est apprécié des participants.

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Conférence Nationale de la Vie Nocturne - Une nuit citoyenne et responsable

Les 14 et 15 septembre s'est tenu la Conférence nationale de la vie nocturne à la Cité de la Mode, à Paris. Plusieurs membres des Réseaux "Vivre Paris!" et "Vivre la Ville!" y ont assisté.
Notre compte-rendu de la table ronde "Une nuit citoyenne et responsable".

Intervenants : Nicolas Prisse, président de la MILDECA, Delphine Clerc, directrice adjointe du sce Sécurité Tranquillité Publique de la ville de Besançon, Lilian Babé, directeur de Soléa, Laurence Comminette, responsable de la Communication à la ville de Liège, Chris Blache, association Genre et Ville, Stéphane Bribard, élu du 10e arrondissement de Paris en charge de la sécurité et de la prévention, un représentant de la mairie de Lyon (élu ?) chargé de la sécurité publique.

N. Prisse (médecin de santé publique) présente la Mildeca – Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives -, petite commission interministérielle de 30 personnes directement rattachée au Premier ministre (à l’origine, notamment, de la salle de consommation à moindre risque du 10e, installée en collaboration avec Stéph. Brimard de la mairie du 10e). Se dit pour des méthodes « iconoclastes », travaille ainsi sur l’urbanisation et l’aménagement du territoire, sans faire de discours moral, parle de lois protectrices, pas bêtement répressives. Prépare actuellement un nouveau plan gouvernemental qui doit entrer en vigueur en 2018 pour lutter contre drogue, tabac, alcool (binge drinking). Est très demandeur d’informations, encourage l’assemblée à lui faire remonter toute info sur actions menées ici ou là. Travaille avec l’EFUS, s’appuie beaucoup sur ses études.

La ville de Besançon a chargé Lilian Babé du CSAPA (Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention des Addictions) SOLEA, d’une mission de réduction des risques en milieu festif, axe essentiel de sa politique concernant la vie nocturne. Besançon compte un nombre important d’étudiants mais attire également de nombreux jeunes (non étudiants) des alentours, notamment de Pontarlier. Les actions menées sont classiques (information, médiation, chartes) et concernent toutes les parties prenantes, la tranquillité publique est prise en compte. L. Babé insiste toutefois sur l’organisation de fêtes sans alcool, à la fois démonstratives et incitatives, qui rencontrent un réel succès (projet « La fête à Besac, - d’alcool c + cool »).

Laurence Comminette, de la mairie de Liège expose le cas du « Carré », quartier hyper festif/estudiantin. En Belgique, il n’y a pas d’heure imposée de fermeture des bars, mais le bourgmestre, qui jouit de pouvoirs de police équivalents à nos préfets, peut fixer un couvre-feu… ce que celui de Liège a tenté de faire en 2013 pour ramener l’ordre dans le Carré où les beuveries et incivilités étaient allées jusqu’à l’agression d’une escouade de policiers en intervention, finalement obligés de rebrousser chemin. Devant le tollé suscité par la décision (extinction des feux à 2 h. du matin), la mairie est revenue sur la décision et a privilégié la communication (« la communication est la clé des choses »), l’information, le porte à porte des bars et… une forte présence policière. « En Belgique, la police est là pour protéger. » L. Comminette souligne combien elle est étonnée, en France, de constater l’absence de policiers. La démarche de la mairie a été couronnée de succès, l’ordre a été rétabli. L. Comminette précise toutefois que deux caractéristiques distinguent le Carré d’autres lieux festifs d’autres grandes villes : d’une part il n’y a pas de riverains, d’autre part quasiment tous les Liégeois ont un fort lien affectif avec ce quartier et ont soutenu l’action de la mairie. Pour autant, à Liège aussi il y a d’importants problèmes de riverains, difficiles à régler, en particulier dans les nouveaux quartiers piétonniers, la mairie n’ayant pas le pouvoir de restreindre l’implantation des bars. Aujourd’hui, elle cherche de nouveaux moyens d’action, de nouvelles idées de communication positives.
(Stéph. Bribard du 10e ayant l’air de dire qu’il n’y a en France aucune restriction d’implantation et un représentant de la mairie de Marseille, dans l’auditoire, approuvant, j’interviens pour rappeler la règle parisienne des 75m, certes rarement respectée ou détournée et là, la mémoire revient à tout le monde.)

Chris Blache de l’association Genre et Ville, expose les problèmes rencontrés par les femmes, la nuit, dans les villes, et présente des idées de dispositifs lumineux simples qui transforment l’environnement urbain.

Stéphane Bribard, du 10e, présente l’arrondissement, rappelle son évolution récente et explique le fonctionnement des commissions de régulation des débits de boisson. Ses mots, ses explications recouvrent assez précisément ce que les riverains sont las d'entendre : ceux qui veulent dormir sont aussi ceux qui font la fête ailleurs, les riverains ont choisi le 10e pour son caractère festif, les Pierrots et culture bar-bars sont de super outils de médiation, c’est bien que le commerce n’ait pas disparu du 10e, que des bars aient remplacé la mono activité du commerce de gros chinois, les riverains ne sont pas conviés à participer aux commissions de régulation parce que ce ne sont des instances de médiation, etc.
Nous avons pu ensuite échanger assez longuement avec lui, notamment sur les commissions de régulation des débits de boisson où la présence d’un représentant des riverains garantit une indispensable transparence. Peut-être avons-nous été entendus.

Le représentant de la mairie de Lyon expose les problèmes de nuisances diverses apparus à la suite de la piétonisation des quais. La ville a adopté une solution radicale : à 3h00 (ou 2h00 ?) l’éclairage élaboré et subtil devient très fort, dispositif simplissime et peu onéreux doublé par un renforcement des patrouilles de police. Résultat : la délinquance a été instantanément divisée par 3.

Interrogé sur la mise en œuvre d’un tel dispositif pour le canal Saint-Martin, Stéph. Bribard répond qu’il n’y a pas de délinquance sur le canal. Je précise que c’est au calme des riverains que je pensais. Là, il n’a pas grand chose à proposer comme dispositifs et de toute façon, cet été, ça n’a pas été trop dur parce qu’il n’a pas fait beau. De plus, beaucoup de gens sont allés sur les rives de Seine. D’ailleurs, les lieux, c’est souvent une affaire de mode et un jour le canal ne sera plus à la mode.

Table ronde très intéressante, autant pour ce qui s’est dit et comment que pour ce qui ne s’est pas dit. Une bonne trentaine de participants, pour l’essentiel, des membres de collectivités locales, et au moins deux journalistes.

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Conférence nationale de la vie nocturne - Co-construire une politique de la vie nocturne, entre fantasmes et réalités

Les 14 et 15 septembre s'est tenu la Conférence nationale de la vie nocturne à la Cité de la Mode, à Paris. Plusieurs membres des Réseaux "Vivre Paris!" et "Vivre la Ville!" y ont assisté.
Notre compte-rendu de la table ronde « Co-construire une politique de la vie nocturne, entre fantasmes et réalités ».

La table ronde réunissait un représentant de la Préfecture de Police de Paris, des élus de différentes villes d’Europe (Londres, Rotterdam, Nantes, Bordeaux), deux représentants des riverains appelant au développement de la vie nocturne (Zurich et Nantes), un membre du Réseau « Vivre la Ville ! » médecin des hôpitaux, un représentant de l’UMIH-SNEG, le chargé de mission du conseil de la nuit de Paris étant chargé de présenter les résultats d’une enquête faite par l’EFUS sur les pratiques de régulation de la nuit dans différents villes d’Europe.

Les débats étaient répartis en deux temps : les modes de régulation de la vie nocturne / les leviers et obstacles pour le développement de la vie nocturne. Ils ont été fort instructifs à différents points de vue.

D’abord, les débats ont permis de prendre la mesure d’une volonté de différents municipalités d’opérer un véritable changement de paradigme, selon ce qu’en attendent des organisations professionnelles parties prenantes ainsi que certains usagers. En effet, ce qu’ils proposent, c’est de refaçonner nos villes obsolètes selon eux car créées pour y vivre le jour, alors qu’aujourd’hui, il faudrait que la nuit soit comme le jour. D’où le projet de faire vivre la ville 24/7, sous tous les aspects possibles de la vie à terme et, en attendant, par le développement de la vie nocturne « festive ».

Ce qu’il y a eu d’absolument extraordinaire au sens étymologique du terme, c’est la pugnacité des élus présents à la tribune pour faire croire à l’inéluctabilité du changement de paradigme, dont, en réalité, ils sont parmi les promoteurs privilégiés, associés à différents parties prenantes (lobbies, noctambules), cependant que la majorité de citoyens ne les ont jamais élus sur de telles promesses électorales.

Au fil des échanges, ces élus se sont crus autorisés, sous différents prétextes, à crânement balayer l’argument de santé publique que leur a fermement opposé le médecin qui a plaidé pour la prise en considération des plaintes des riverains face aux dérives actuelles (bruit, mais aussi alcoolisation des bruiteurs, déjections et déchets sur l’espace public). Pour Bordeaux, « l’intérêt de la plateforme est que le sujet ne soit pas cannibalisé par le sommeil ». Pour Londres, les chiffres montrent qu’un pourcentage important de jeunes ne boit pas une seule goutte d’alcool, et ces statistiques montrent que ce sont les personnes les plus âgées qui boivent, qui boivent chez elles, ce qui fait qu’il vaut mieux les inviter à sortir pour éviter cette consommation d’alcool (sic). Pour Nantes, la solution se trouve par un dialogue, que la municipalité se félicite d’avoir réussi à établir, même si, le débat a, par l’effet d’une question posée par un membre du Réseau « Vivre la Ville ! », ensuite fait comprendre que les nuisances persistent encore. Pas un seul de ces élus n’a réagi face au représentant des noctambules zurichois, quand il a affirmé qu’il existerait un droit fondamental à être ivre et que la vie nocturne veut sortir de la normalité, par exemple en n’étant pas très propre (sic).

Face à ces positions, le représentant des parties prenantes à l’économie de la nuit n’a plus eu grand-chose d’autre à faire que, tout en reconnaissant qu’il existe bien des situations anormales pour les riverains, de répandre autant de fiel que possible sur les associations qui défendent lesdits riverains victimes, tout en félicitant chaleureusement les autorités publiques parisiennes de la qualité de leur office.

Pour terminer positivement, saluons l’intervention du représentant de la Ville de Rotterdam. Il n’a, en effet, n’a pas hésité à affirmer : « Notre maire pense que le logement est un droit et donc que le droit de dormir prévaut sur celui de faire la fête », tout en expliquant que les plaintes des riverains font l’objet d’un suivi personnalisé et tenace, outil de mesurage acoustique à l’appui pour vérifier si les décibels sont excessifs, dans une ville où d’un côté, il existe des établissements ouverts 24/7 et où, d’un autre côté, l’autorité publique considère que la voie publique doit être épargnée par les décibels, de sorte que les riverains puissent même ouvrir leurs fenêtres. Voici exactement la situation équilibrée qu’attendent les associations de riverains, qui n’ont aucun intérêt à tuer le commerce, mais toutes les meilleures raisons d’exiger que l’on puisse se reposer et dormir chez soi.

Le représentant de la Préfecture de police de Paris, de son côté, a affirmé que le but est de faire coexister la liberté d’aller et venir, la vie nocturne et le droit de faire la fête avec sécurité et tranquillité, en déclinant synthétiquement les règles à respecter pour les horaires et les sanctions encourues par les établissements.

Aussi navrante qu’ait été la tonalité dominante de cette table ronde, il reste que la parole des riverains qui s’y est exprimée - à la tribune ainsi que dans la salle au moment du débat - joue un rôle essentiel pour empêcher certaines villes de se croire autorisées à abuser de leur autonomie contre l’intérêt général.

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Signaler une nuisance sonore provenant d'un local professionnel

La loi du 28 février 2017 relative au statut de Paris et à l'aménagement métropolitain prévoit une nouvelle répartition des compétences entre la Ville de Paris et le Préfet de Police :
A compter du 1er juillet 2017, les signalements en matière de nuisances sonores et olfactives devront être adressés à la Ville de Paris (et non plus à la Préfecture de Police) :
Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection
Sous-direction de la tranquillité publique
Bureau des actions contre les nuisances professionnelles
5 rue Lobau
75004 Paris
Courriel : nuisances-pro@paris.fr
Plus d'infos sur le site de la Ville de Paris
Formulaire de signalement d'une nuisance sonore provenant d'un local professionnel

Lire les deux articles publiés sur le site de Vivre la Marais!, membre du Réseau Vivre Paris!:
- Le basculement des compétences de la Préfecture de Police vers la Mairie de Paris avance cahin-caha
- Le basculement des compétences de la Préfecture de Police vers la Mairie de Paris : le Directeur de la DPSP nous apporte des précisions

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Le petit miracle de la place du Marché Sainte-Catherine (IVe) !

Article publié sur le site de Vivre le Marais (membre du Réseau Vivre Paris)
Des barrières en forme de croix de Saint André ont été installées par la mairie du IVe pour délimiter l'emprise des terrasses.
Combien de fois nous sommes-nous exprimés sur la situation désespérée de la place du Marché Sainte-Catherine (IVe) !
Lundi 26 juin, un petit miracle s'est produit, la voirie a installé sur la place des croix de Saint-André afin de délimiter les terrasses des restaurants, rendant extrêmement lisible le dépassement éventuel des restaurateurs.
La place et la rue Caron respirent à ce jour la tranquillité. L’action des riverains n’a pas été vaine, même si certains auraient préféré le plan de végétalisation proposé et approuvé par la mairie du IVe dans le cadre du budget participatif. Mais ce dernier s’est heurté à des obstacles à la mairie centrale et au fait que l’architecte des Bâtiments de France préférait garder son caractère minéral à la place.

Cette nouvelle installation devrait contenir l’expansion indéfinie des terrasses et avec elle le niveau de bruit insupportable de nuit comme de jour et permettre à nouveau l’accès des véhicules de secours sur la place et la rue Caron, elle avait été rendue impossible par l’occupation incontrôlée des terrasses.
De fait le matériel des restaurateurs (plantes en pots, vitres en verre des restaurants et autres ardoises de menus…) ne devrait plus empiéter sur la voie publique. Il faut espérer que les inspecteurs de la DPSP seront vigilants et interviendront pour verbaliser tout rang de table dressé hors des barrières ou le stationnement sauvage des scooters et véhicules qui ont pris possession de la Place et de la rue Caron de façon complètement irrespectueuse.
L’espoir renait pour les habitants qui n’en pouvaient plus et avaient l’impression de se battre contre des murs. Ils attendent avec impatience la pose annoncée des capteurs Bruitparif.

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Deux nouvelles rubriques "témoignages"

Le Réseau Vivre Paris! reçoit régulièrement des témoignages ou appels à l'aide de victimes de débordements sur l'espace public ou de nuisances sonores générées par les bars ou des fêtards... Un florilège de ces témoignages consacrés à l'espace public et aux nuisances sonores nocturnes se trouvent désormais sur notre site. Ils sont la preuve de la réalité des faits et surtout que les problèmes ne se cantonnent pas à quelques rues mais à l'ensemble de Paris.

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La farce du dialogue avec les élus : témoignage d’une habitante de la Butte aux Cailles

Les nuisances prennent de telles proportions à la Butte aux Cailles, que les courriers des habitants aux élus se multiplient.

Parmi les derniers, l’un était adressé aux élus de la Mairie centrale (et du conseil de la nuit), MM. JULLIARD et HOCQUARD.

Piètre réponse face à l’administré qui cherche à s’exprimer sur un sujet bien connu des élus saisis, puisqu’ils sont sollicités depuis plusieurs années par l’association Les Riverains de la Butte aux Cailles.

1. – Appel à l’aide de la victime

Dans un courrier initial une habitante, mère de famille et professionnellement très sollicitée, demande la protection des élus en expliquant qu’elle subit les nuisances du « Plug in café », établissement récent, qui a bouleversé le cadre de vie des alentours de la rue Gérard pour le mette au diapason d’un autre établissement de l’un de ses propriétaires, « La Taverne de la Butte » qui depuis plus de 10 ans persévère dans ses nuisances malgré des condamnations au pénal et la suppression de son autorisation de terrasse début 2017. Continuer la lecture

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New York veut mesurer et contrôler le bruit

New York se lance dans un projet de mesurage des bruits de la ville afin de mieux les contrôler. Ce projet s'intitule SONYC (Sounds Of New York City project). Une centaine de sondes vont être installées afin de capter tous les sons : circulation, klaxons, cris, musique, travaux, air conditionné… 90% des 8,5 millions New Yorkais sont exposés à des bruits excessifs, supérieurs au seuil considérés comme dangereux par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA).
Des sondes connectées à des serveurs wifi transmettront en temps réel les informations qui seront analysées. Le but est d'objectiviser les sources de nuisances sonores afin de les réduire. Des algorithmes et le recours à l'intelligence artificielle permettent au logiciel d'identifier les sons déjà répertoriés et d'apprendre à reconnaître les "nouveaux" sons. Chaque sonde coûte environ 100$ et le coût total de l'opération qui s'étale sur 5 ans est estimé à 4,6 millions $.


Ce projet est présenté dans un article du Figaro du 24 juin : Bruyante, New York cherche à baisser le son.
La Mairie de Paris (et d'autres villes françaises) pourrait s'inspirer de ce projet pour protéger ses habitants des nuisances sonores nocturnes de tous ordres.

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Une fête où "les seuls amplificateurs autorisés sont les oreilles"

Une fête où "les seuls amplificateurs autorisés sont les oreilles" : c'est ainsi que Jean-Marie Bireaud, l'organisateur de la 22ème édition du festival "Voix sur Berges", décrit la 22ème édition de cette fête populaire qui s'est déroulée le 25 juin le long du Canal Saint-Martin. 180 chorales, 5000 chanteurs, des milliers de spectateurs et aucun déferlement de décibels et des berges (presque) propres une fois la fête terminée.
Le président de l'Association des Riverains du Canal Saint-Martin, membre du Réseau Vivre Paris! a adressé un message à l'organisateur, mettant en copie notamment Serge Boulanger, directeur-adjoint du cabinet du préfet de police, Rémi Féraud, maire du 10ème arrondissement, Elise Fajgelès, nouvelle députée de la circonscription, Frédéric Hocqard, maire-adjoint chargé de la nuit…

Merci
Merci vraiment.
Quelle belle fête pleine d’émotions et porteuse de sens.
Merci à toi Jean Marie pour cette si belle idée et ta persévérance.
Tu nous donnes là un magnifique exemple du canal que nous aimons, du Paris festif, créatif, mélangé et respectueux des uns des autres.
Merci Monsieur le Maire de soutenir activement cette manifestation dont nous devrions tirer des enseignements.
Merci Monsieur le Commissaire et la Préfecture de Police d'avoir assuré si efficacement et si discrètement notre sécurité.

L'idée très forte et très belle que Jean Marie porte maintenant depuis des années devrait être inscrite dans le marbre à la mairie de Paris, à la mairie du 10ème et à la Préfecture de Police : "le long du canal Saint Martin, les seuls amplificateurs autorisés sont nos oreilles". Quel bonheur de déambuler le long de canal et d'écouter ces espaces sonores si différents les uns des autres, aucun n'écrasant l'autre par une sono inappropriée. Oui il est possible de faire de la musique sans sono, oui cela rencontre un grand succès populaire en portant des valeurs fortes de respect des uns des autres et de diversité, et c'est particulièrement important le long du canal pour les raisons acoustiques que chacun connait bien maintenant. Le message pour vous Monsieur Boulanger est de faire en sorte que les autorisations de musiques amplifiées le long du canal ne devraient plus être autorisées.
Le final avec cette Marseillaise chantée par des choristes de 5 à 75 ans, blancs, beurs, blacks était particulièrement émouvant et porteur de symbole : oui c'est ce Paris, ce canal que nous aimons, que nous voulons.
Je me suis promené après la fin de la manifestation sur les berges : des berges incroyablement propres, trois papiers, quelques canettes… c'est tout, alors que des milliers de personnes se sont promenées. Ce constat, Monsieur le Maire, Madame la Député anciennement chargée de la propreté, Monsieur le Ministre, brièvement notre député, renforce notre conviction : il ne suffit pas de multiplier les poubelles le long du canal, il faut surtout traiter le problème en amont : la désinhibition des comportements liés à la consommation excessive d'alcool la nuit. Mettre en place une politique active et efficace contre ce problème, ce n'est pas interdire mais au contraire protéger, notamment tous ces jeunes, de situations à risques pour eux-mêmes et pour les autres.
Oui, il est possible de faire une grande fête musicale et populaire le long du canal Saint Martin sans pour autant gêner les riverains. J’espère M. Hocqard, M. Sredic, M. Charlois que vous avez pu venir à cette fête. Sinon, surtout ne manquez pas celle de l'année prochaine, le 24 juin.

Car en contrepoint, les concerts incroyablement amplifiés que vous organisez, vous ou d'autres élus, sur la place de la République comme celui d'hier soir, sont absolument insupportables pour les riverains sur un périmètre qui s’étend bien au-delà de la place : A plus de 500 mètres de la place, les vibrations des basses sont encore très nettement perceptibles. Ces décibels ont aussi pour conséquences de modifier la perception sonore de ceux qui sont proches des enceintes en les rendant sourds. Comment pouvez vous transformer cette place, en salle de concert terriblement amplifiée au mépris de tous les résidents du quartier ? A la fin de ce concert, comme à chaque fois, beaucoup de spectateurs sont venus finir la soirée en buvant, chantant, criant le long du canal Saint Martin. Canal qui lui était comme d'habitude, sans encadrement, et la nuit fut un calvaire pour les riverains.
La contraste entre le concert d'hier, place de la République [samedi 24 juin] et celui d'aujourd'hui, Voix sur Berges, est pour nous saisissant. De la réussite des Voix sur Berges nous devrions pouvoir tirer des enseignements qui nous aideraient à trouver ce bon équilibre fetes et riverains : la fête oui, mais pas au détriment des riverains, de jour comme de nuit et c’est possible. Trouvez ce bon équilibre la nuit, Monsieur Hocquard est aussi un enjeu de santé publique concernant fêtards et riverains.
Encore merci Jean Marie, Monsieur le Maire, Monsieur le Commissaire.

Cordialement.
Bertrand Lukacs
Association des Riverains du Canal Saint-Martin

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Intervention du Réseau Vivre Paris au Conseil de la Nuit (20/06/2017)

Intervention du Réseau Vivre Paris ! dans le groupe de travail "Tranquillité Publique " du Conseil de la Nuit du 20 juin 2017, exposée par Anne Penneau, Gilles Pourbaix étant par ailleurs présent pour la représentation du réseau.

PRÉAMBULE
Je remercie tout d’abord d’avoir accédé à la demande du Réseau « Vivre Paris ! » (RVP !) d’avoir 15 minutes de parole en début de notre réunion d’aujourd’hui.

Trois points doivent être d’emblée précisés.
1/ Ce que nous allons dire n’étonnera personne : tous ceux qui sont ici savent à quel point les quartiers festifs sont rendus invivables pour leurs habitants.
Et nous savons que cela déplait à la présidence du Conseil de la Nuit (CdlN), comme un mail de M SREDIC qui nous est parvenu par erreur nous en a donné l’assurance : « Les membres du réseau Vivre Paris ! sont mes interlocuteurs quasi quotidien sur la délégation à la Nuit. Si cela vous convient et comme vu avec Frédéric Hocquard, je vous propose de me joindre à vous pour ce rendez-vous. Ils ont une tendance forte à aller voir tous les interlocuteurs (arrondissements/mairie centrale et Préfecture/commissariats) pour mettre les différentes entités en porte à faux les unes vis-à-vis des autres. Il est donc essentiel que nous puissions parler d’une même voix avec des interlocuteurs récurrents sur ce dossier épineux et à fort potentiel de nuisances. »
Beaucoup de faux dans ce mail et c’est la Mairie de Paris qui au contraire tente de nous mettre en porte-à-faux en renvoyant les responsabilités sur la préfecture ou en prenant des décisions hors CdlN.
Quant à affirmer que les nuisances sonores sont un dossier épineux, nous n’en doutons pas.
Mais écrire que le Réseau « Vivre Paris ! » est à fort potentiel de nuisances, qu’est-ce à dire ? Que-nous serions une nuisance pour la Mairie ? Plus précisément, la formule ne veut pas dire autre chose que ceci : RVP ! contrarie le projet de la Ville qui, tel que l’auteur du mail qui est chargé de mission de la Ville attaché auprès de Monsieur JULLIARD comprend ce projet, supposerait de faire taire les plaintes légitimes des parisiens sans passer par la case suppression des causes desdites plaintes. Continuer la lecture

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Les riverains d’Oberkampf veulent la tête du « Monsieur nuit » de l’hôtel de Ville !

Article paru dans Le Parisien, Céline Carez, 21 juin 2017

Rue Oberkampf (XIe) les cafés le soir autour de minuit

Le torchon brûle entre Frédéric Hocquard (PS), « Le Monsieur nuit » de la Ville, conseiller délégué auprès du Bruno Julliard, premier adjoint d’Anne Hidalgo, chargé des questions relatives à la "Nuit" à Paris et les riverains du quartier Oberkampf (XIe) qui eux, veulent pouvoir dormir la nuit. Ainsi que tout le réseau Vivre Paris qui représente trente-cinq associations de quartiers.
Alors que la première commission de régulation des quartiers festifs et nocturnes du XIe sera lancée le 5 juillet prochain - censée mettre d’accord riverains et établissements de nuit - à la mairie du XIe et que ce mardi, un groupe de travail planchait sur le sujet sur tous les quartiers bruyants de la capitale à l’Hôtel de ville, autour de Frédéric Hocquard, le dossier semble dans l’impasse.
« Le conseil de la nuit est une mascarade ! S’agace Bertrand Lukacs, du réseau Vivre Paris et par ailleurs médecin. Il n’y a aucune concertation avec Frédéric Hocquard, Nous sommes tout simplement instrumentalisés ».
« A la réunion mardi, on a mis les pieds dans le plat, s’irrite de son côté Gilles Pourbaix, du réseau. Toute l’ambiguïté de la Ville de Paris et de Frédéric Hocquard, c’est qu’ils sont aux mains du lobby de la nuit, les boîtes et les bars. On aimerait bien voir Monsieur Hocquard remplacé par quelqu’un de plus ouvert aux souffrances des Parisiens privés de sommeil ».
Dans le XIe, qui est l’arrondissement qui compte le plus de bars licence IV de la capitale (1 500 !), les riverains ne taclent ni la mairie du XIe « à l’écoute », ni le commissariat de police qui reçoit des plaintes toutes les semaines. « On les voit. Ils passent et verbalisent », constatent les riverains. En 2016, les 24 policiers du groupe spécialisé de terrain (GST) du commissariat du XIe ont dressé sur Oberkampf une centaine de mesures administratives - avertissements et fermetures - contre les mauvais élèves, bars et restaurants qui ne respectent pas la charte, qui laissent la nuit leurs clients fumer, boire et hurler dehors. Depuis le début de l’année, la Préfecture de police, à la demande du commissaire de police du XIe, a lancé une quarantaine de procédures.
« Je cherche à développer la nuit à Paris mais une nuit respectueuse », se défend Frédéric Hocquard qui reconnaît qu’Oberkampf fait partie « des quartiers avec des tensions non réglées ». « Paris est une ville dense et bruyante », analyse le conseiller, par ailleurs l’élu du XXe arrondissement, qui regrette que certains membres du réseau « refusent d’être dans la médiation et fassent du cinéma ! Ils veulent la fermeture des bars. Et les bars ne fermeront pas ! ».

Source : Le Parisien

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La Butte aux Cailles, Paris 13, un village ? Dans l’enfer des bars la nuit venue…

La Butte aux Cailles, Paris 13, un village ?
Mais comment donc ?
Depuis les années 2000, les clignotants de la tranquillité publique sont passés du orange au rouge cramoisi.
L’association Les Riverains de la Butte aux Cailles, membre duRéseau Vivre Paris! en a alerté autant qu’il était possible toutes les autorités compétentes : la mairie, la préfecture...
En 2011, un arrêté préfectoral interdisait la consommation d’alcool sur la voie publique (et la vente à emporter par les bars et autres) hors cadre des terrasses autorisées en soirée.
Résultat positif : un peu d’apaisement aux soirées des habitants, moins de bruit transperçant les doubles vitrages de leurs fenêtres malgré tout irrémédiablement closes pour échapper aux décibels de la voie publique.
Trop dur pour une poignée de commerçants et quelques autres qui, soutenus par des élus du 13ème arrondissement, ont usé des facéties de la paperasserie pour obtenir en appel l’annulation de l’arrêté bienfaisant.
Le Maire avait entre-temps, voulu temporiser par une charte de la vie nocturne qui, soit dit en passant, se cantonnait à rappeler l’obligation pour les établissements de respecter la loi ou la réglementation, sauf une disposition mirage prévoyant le remisage des terrasses à 22H, mais qui ne s’est avérée applicable à aucun des établissements en exercice dans le quartier.
Bonne fille l’association Les Riverains de la Butte aux Cailles avait accepté d’entrer dans un processus de régulation locale. Mais à force de se faire malmener dans les premiers comités de suivi de ladite charte, elle a fini par la dénoncer. Le Maire a ensuite refusé de répondre à ses sollicitations.
Pugnace, l’association des riverains a, au fil des années 2013 à 2016, poursuivi de ses demandes d’échanges le maire et la référente nuit du 13è arrondissement. Cette dernière a fini par lui accorder un entretien, dont l’objet essentiel était de faire réintègrer l’association des riverains dans le comité de suivi. Ce qui se fit à l’automne 2016, pour apprendre que, finalement, ledit comité de suivi ne pouvait plus se réunir faute que les commerçants puissent y être représentés depuis le printemps 2017.
Mais pourquoi donc ?
Pure spéculation : l’été 2016, la Direction de l’Urbanisme (DU) et la nouvelle Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection (DPSP) avaient uni leurs efforts pour verbaliser les débordements de terrasses pendant l’été 2016 et, comble d’audace, la DU avait décidé qu’une autorisation de terrasse de l’un d’eux ne serait pas renouvelée pour 2017 (ces autorisations sont précaires et donc renouvelables à chaque 1er janvier).
Quelles conclusions la Maire a-t-elle tiré de ce que le comité de suivi ne pouvait plus se réunir faute de participation des commerçants ? Que le charte Butte aux Cailles devait être considérée comme lettre morte ?
Que nenni !
Silence obtus de la Mairie du 13 aux appels au secours et à la protection de leur maire par les riverains.
Selon le conseil de la nuit réuni le 20 juin 2017 dans le cadre d’une réunion du groupe « Tranquillité publique », la charte de la Butte aux Cailles figure toujours dans le tableau des quatre (4!) chartes illustrant la politique de la Ville.

A lire lettre sur situation de la Butte aux Cailles anonymisée (de peur de représailles!) d'une habitante adressée au maire du 13ème arrondissement.

Pendant ce temps les nuisances s’imposent chaque nuit. Ecoutez, regardez :


1h20 du matin mardi 20 juin du côté du 13 de la rue de la Butte aux Cailles


2h du matin, jeudi 15 juin du côté du 14 de la rue de la Butte aux Cailles


2h du matin, jeudi 15 juin du côté du 14 de la rue de la Butte aux Cailles

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Anne Hidalgo refuse d'entendre "Vivre Paris !" à propos du "conseil de la nuit" et des débats sur les nuisances de la fête nocturne

Sur la photo, Anne Hidalgo, entourée des Maires des IIIe et IVe arrondissements, Pierre Aidenbaum et Christophe Girard en 2014 avant les élections municipales, avec des membres de "Vivre Paris !". Elle ne dédaignait pas de nous recevoir à cette époque où son élection se jouait...

Le réseau "Vivre Paris !" est membre a participé récemment aux rencontres européennes de Madrid sur le thème des nuisances dues au trop nombreuses fêtes nocturnes dans les villes, notamment en matière de santé sur les habitants et le développement exponentiel de l’alcoolisation des jeunes.

Dans le cadre de cette dynamique ainsi créée entre les villes européennes souffrant de ces excès et qui élaborent ensemble des solutions communes pour y remédier, le réseau "Vivre Paris !" regroupant prés de 30 associations d'habitants a souhaité rencontrer la Maire de Paris, Anne Hidalgo. Le but de cet entretien est de faire part des griefs et du très fort mécontentement des associations de riverains tout juste tolérées dans les instances parisiennes de soi-disant concertation, comme le conseil de la nuit où elles sont purement "baladées" par les organisateurs.

Cette "marginalisation orchestrée" est menée par des équipes sensées pourtant être au service et à l'écoute de tous les parisiens. Les représentants des associations d’habitants ont pointé du doigt ce dysfonctionnement auprès du responsable de la nuit à la mairie de Paris, Frédéric Hocquard qui préside le conseil de la nuit. Ils ont insisté sur cette attitude qui est perçue comme une forme de ségrégation, de mépris qui tranche avec la véritable écoute dont ils bénéficient de la part de la préfecture de Police de Paris.

Selon l’adage « il est préférable de s’adresser au bon Dieu qu’à ses saints », ils estiment donc que seul un échange avec la Maire de Paris est susceptible de faire évoluer la situation nettement déséquilibrée entre, d’une part les « industriels de la nuit », leurs émanations associatives et professionnelles diverses bénéficiant des subventions accordées avec largesse par la mairie et d'autre part les riverains qui n'ont d'autre alternative que de devoir subir ou de déménager… ce qui en matière de citoyenneté, mot souvent mis en avant, est particulièrement exécrable. Il est regrettable qu’une complaisance, voire une complicité, se soit installée entre les professionnels de la nuit et les représentants de la mairie, complaisance particulièrement visible lors de ces réunions, et qui illustre l’inégalité de traitement entre les participants.

Mais voilà ! Cette demande légitime de rendez-vous à la Maire de Paris, et nous souhaitons le faire savoir, se heurte à un mur, malgré les nombreuses lettres qui lui ont été adressées et plusieurs appels téléphoniques auprès de membres de son cabinet. Une fin de non-recevoir déplaisante, comme si les représentants des habitants qui sont pourtant eux aussi des contribuables et acteurs de la vie locale n’étaient pas dignes d’être écoutés mais réduits à une sorte de plèbe négligeable. Plèbe qui trouvera lors des élections législatives le moyen de manifester son mécontentement.

Nous appelons instamment la Maire de Paris à revoir son attitude et prendre conscience du ras le bol de ses administrés concernant les nuisances nocturnes, en particulier pour leurs conséquences désastreuses sur la santé. Les risques pris à trop vouloir les marginaliser sont élevés...

Article publié sur le blog de Vivre le Marais

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Orléans autorisée à facturer l'état d'ivresse publique

Article mise à jour le 28 avril à 9:00
Une excellente nouvelle à diffuser dont nos élus et les services de police vont pouvoir être soulagés d’une préoccupation d’ordre financier qui pèse sur la mise en application de la loi qui régit les interventions pour ivresse publique : grâce à un arrêté municipal, Orléans devient la première ville à facturer les personnes interpellées en ivresse publique manifeste.
Alors que le tribunal administratif voulait annuler cet arrêté, la cour administrative d'appel de Nantes en a prononcé la parfaite légalité en regard des objectifs d’intérêt général qui président à la répression de l’ivresse publique (lire la décision).
Le tarif sera de 120€ pour la conduite au commissariat, somme destinée ni plus ni moins à facturer forfaitairement les frais de leur transport.
Bien entendu, l’amende pour ivresse publique incombe aussi au contrevenant, qui doit payer pour cela 150€ . L’ivresse publique coûtera donc 270€ au total à celui qui s’y est laissé entrainer !
"C'est une mesure de bon sens qui fait en sorte que ce soient les responsables qui payent et non les contribuables".

La ville d'Orléans a pris son arrêté fin 2014 (lire l'article) et a résisté au recours du Front de Gauche qui s'opposait à cette mesure (lire l'article). Le tribunal saisi en première instance avait cédé à l'argument avancé par les auteurs du recours contre l’arrêté : "il y a d’un côté une loi qui s’applique sur le territoire national et de l’autre une loi particulière à Orléans". Grâce à la pugnacité du maire qui a contesté la décision du tribunal, la juridiction administrative a déjoué le piège : l’égalité devant le service public, c’est que celui qui se met en état d’ivresse publique ne grève pas les finances publiques pour autre chose que les soins qu’il pourrait être nécessaire de lui apporter.
Le Réseau « Vivre la Ville ! » applaudit la clairvoyance de la juridiction administrative et considère que, désormais, il y a d’un côté une loi qui s’applique à Orléans et de l’autre côté une carence sur la plus grande partie du territoire national.
En effet, nous savons tous que les dispositions sur l’ivresse publique ne sont presque jamais mises en œuvre. Pourtant, elles visent tout autant protéger la personne ivre qu’à assurer la tranquillité publique. Or, l’argument souvent invoqué par les forces de l’ordre pour tenter d’expliquer l’absence d’interventions est que le dispositif de reconduite au commissariat est trop onéreux. Nous savons maintenant que l’on peut soulager les finances alors pourquoi s’en priver?
Nous appelons tous les maires de France ou les Préfets à prendre un même arrêté. Une disposition d’ordre national serait évidemment préférable, mais l’urgence est dans les réactions locales des autorités publiques et ce, sans attendre la décision du Conseil d’Etat qui interviendra si le Front de Gauche persiste en exerçant un pourvoi : comme le dit le maire d’Orléans, le bon sens est du côté de l’arrêté.
Par ailleurs, nous appelons à un perfectionnement de la procédure de constat de l’ivresse, qui constitue un autre frein possible à la mise en œuvre de la loi. Comme à Lille, à Strasbourg et Paris depuis peu, il peut être rémédié aux complications que représente un passage préalable par l’hôpital chaque fois que l’état de la personne ne le justifie pas. Il peut être décidé que les médecins viendront au commissariat constater l’ivresse, la personne ivre étant ainsi directement mise en cellule de dégrisement et réorientée à l’hôpital si nécessaire bien entendu. Encore faut-il que les Villes ne se contentent pas d’un effet d’annonce et d’une mesure ponctuelle à éclipse comme cela a été un moment le cas à Strasbourg, mais perenisent de façon constante et stable les crédits qui doivent être alloués à la Police pour qu’elle puisse sur la durée, continuer à payer les médecins qui se déplacent au Commissariat.

Lire les articles :
- La justice autorise la ville à faire payer les personnes ivres et Orléans devient la première ville à facturer les personnes interpellées en état d'ivresse sur le site de France3 Centre-Val de Loire
- La justice autorise la ville d'Orléans à faire payer les personnes ivres sur le site de la République du Centre
- Orléans veut faire trinquer ses ivrognes sur le blog de Rafaële Rivais, SOS Conso Le Monde

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Horaires de fermeture des bars : un sujet brûlant pour les voisins des établissements

Horaires de fermetures des bars : attention au lobbying des commerces.
La question de l’horaire de fermeture des établissements dont l’activité provoque des nuisances sonores est primordiale pour leur voisinage. C’est seulement à partir de là – et après un délai plus ou moins long selon le bon-vouloir des clients mis à la porte – que le quartier prendra une ambiance sonore normale, c’est-à-dire une ambiance sonore inférieure à celle qui existe en journée (cf. mesurages Canal Saint-Martin et Butte aux Cailles).
Attention, danger : des syndicats de commerçants tels que l’UMIH, le SNEG ou des organisations assimilées telles que l’association « Culture Bar-bars » militent de plus en plus activement pour une extension des horaires d’ouverture des bars.
Ils prétextent que cela permettrait de fluidifier les sorties de bars et donc de les rendre moins bruyantes.

Mais nous ne sommes pas dupes. Nous savons tous que :
- nous aurions du tapage jusque plus tard dans la nuit,
- tout en ayant à supporter le coût des dépenses collectives de l’extension des horaires des transports collectifs que les commerces appellent aussi de leurs vœux,
Le régime actuel assure une protection minimale pour le voisinage, même si l’on peut critiquer d’une part que les horaires d’exploitation de terrasses soient calés sur les horaires d’ouverture et d’autre part des insuffisances dans le contrôle du respect des textes.
Notre vigilance face au lobbying des commerces doit être d’autant plus grande que les autorités semblent déjà céder à la pression des lobbies à Madrid et, comme nous le savons tous, les municipalités françaises – obnubilées par la course à la concurrence du tourisme « festif » ont pour objectif inique de caler les pratiques françaises sur l’Espagne, même si c’est au détriment de la santé publique. Ce alors même que les médias relaient la crise sociétale que le laisser-faire provoque depuis un certain temps en Espagne même.

Quel est le régime actuel en France ?

Certains horaires sont fixés nationalement, mais uniquement pour les discothèques et – par le fait d’un lobbying puissant des syndicats de commerçants - les établissements qui ont une piste de danse pour objet d’activité principal : 07H 00.
Les autres horaires sont fixés par des arrêtés préfectoraux principalement, municipaux accessoirement.
Pour les bars de licence IV : entre 1H 00 et 2H 00 en moyenne.
Des autorisations dérogatoires peuvent être accordées individuellement à certains établissements après qu’ils en aient fait la demande formelle :
- autorisations occasionnelles
- autorisations de nuit : permettant à l’établissement d’exploiter jusqu’à 05 H 00 généralement (procédure préalable avant autorisation).

Rappels utiles sur l’application des textes en vigueur :

Ne pas confondre droit d’être ouvert pour les établissements et droit de nuire au voisinage : pendant l’ouverture, les établissements sont toujours soumis à l’obligation de veiller à la tranquillité de leur voisinage.
L’autorité publique a le devoir de veiller au respect des horaires. Elle a aussi le devoir d’intervenir lorsque l’activité génère des nuisances et de prendre les sanctions adéquates, qui peuvent aller jusqu’à la fermeture administrative.

Article L2212-2 du Code des collectivités territoriales : La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : […]
2° Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, le tumulte excité dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits, les troubles de voisinage, les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique ;

Article L3332-15 du Code de la Santé publique : […]
2. En cas d'atteinte à l'ordre public, à la santé, à la tranquillité ou à la moralité publiques, la fermeture peut être ordonnée par le représentant de l'Etat dans le département pour une durée n'excédant pas deux mois. Le représentant de l'Etat dans le département peut réduire la durée de cette fermeture lorsque l'exploitant s'engage à suivre la formation donnant lieu à la délivrance d'un permis d'exploitation visé à l'article L. 3332-1-1.
3. Lorsque la fermeture est motivée par des actes criminels ou délictueux prévus par les dispositions pénales en vigueur, à l'exception des infractions visées au 1, la fermeture peut être prononcée pour six mois. Dans ce cas, la fermeture entraîne l'annulation du permis d'exploitation visé à l'article L. 3332-1-1.

Les préfectures sont chiches en sanctions. Parfois, elles ont le culot de prétendre que, si les chiffres baissent, c’est que les établissements sont plus vertueux. Parfois, moins hypocritement, elles en réfèrent à la pression que représentent les stratégies contentieuses des établissements qui s’appuient sur des arguties procédurales pour obtenir l’annulations de la sanction préfectorale par le juge administratif, jouant en toute hypothèse au moins la montre avant de s’exécuter… s’ils n’ont pas cédé leur affaire entre temps. Il reste que l’on a du mal à croire qu’une volonté politique cohérente entre municipalités, préfectures et État ne saurait venir à bout de ces comportements.

Faudra-t-il, pour provoquer cette volonté politique et, à l’occasion, pour lutter contre l’influence des lobbies des bars et le risque de voir prolonger les horaires d’ouverture des établissements, que les associations de riverains en viennent, elles aussi, à mettre une pression juridictionnelle ?

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Concerts tonitruants : il arrive que la police passe, même sur le Parc de La Villette et que Justice soit rendue...

Article mis à jour le 15 juin 2017
Le Zénith, tout le monde connait ses concerts branchés. Ce que tout le monde ne sait pas, c’est que depuis des années, les habitants des immeubles de La Villette en souffrent. Que depuis des années ils se démènent pour le faire comprendre à la Ville de Paris impliquée dans la situation à un double titre, puisqu’elle est à la fois partie prenante de la gestion des activités des établissements du Parc de la Villette et de celle des logements sociaux où résident les victimes. Que lesdites victimes ont essuyé l’affront de réunions hypocrites où ils ont, à l’occasion, été traités avec mépris. Qu’ils ont néanmoins pu faire constater les nuisances par des agents du Bureau d’Action contre les Nuisances de Paris : 80 à 120 décibels, la nuit. Mais que ces constats pourtant éloquents sur la gravité de la situation ont été traités avec indifférence de la part des interlocuteurs publics auxquels ils ont été transmis. Inlassablement, les riverains et au premier titre l’Association Les Riverains du Parc de la Villette, ont réitéré leurs plaintes (le jugement en mentionne 116 depuis 2004 au moins).
De son côté, le Zénith ne se sentait très puissant, au point de ne même pas finaliser l’étude d’impact exigée par le Bureau d’Action contre les Nuisances, autorité pourtant préfectorale. Aucun effort pour créer une isolation.
Un jour cependant, un Commissaire divisionnaire a pris ses fonctions dans le 19è et tout a changé. Il a pris en compte la gravité de la situation et entrepris des procédures efficaces. Non pas que ces procédures aient mobilisé des troupes importantes. Non, ces procédures sont issues de la détermination à faire appliquer la loi par des moyens finalement simples : connaissance des textes applicables et quelques verbalisations des infractions. Mais des verbalisations circonstanciées, rédigées avec toute l’attention et l’intelligence nécessaires et accompagnées, on s’en doute, d’une vigilance rigoureuse pour qu’elles trouvent écho auprès du Ministère public à qui il incombe de déclencher ou non les poursuites.
Et ces poursuites furent déclenchées grâce au travail exemplaire d’un Procureur de la République, pour aboutir à ce jugement, lui aussi exemplaire, rendu le 17 mars, rue de Cambrai (19ème), par le tribunal de Police de Paris :
“Attendu qu’il appartenait à la société de faire respecter au producteur la législation en vigueur, quitte à annuler certains concerts ; que la dimension économique n’ayant que peu de poids face à la réglementation en vigueur, dont le but est la préservation de la santé des riverains, lesquels ont droit au respect de leur vie privée”... la SAS Le Zénith de Paris-La Villette ainsi que son président sont condamnés à payer 31 529 euros de dommages et intérêts aux victimes et 81 000 euros d’amendes pour avoir manqué à la réglementation sur la diffusion de musique amplifiée (les amendes) et avoir ainsi porté atteinte à la santé et à la tranquillité des victimes qui se sont présentées comme parties civiles au procès pénal.
Pour tous ceux dont les nuits sont perturbées par les tapages prétendument festifs, ce jugement est absolument déterminant. Face au conflit classique entre intérêts privés (santé individuelle des victimes) et intérêt général (ici, versus développement économique et défoulement « festif »), il prend magistralement parti en faveur de l’intérêt supérieur qu’est la santé des victimes et leur droit à la tranquillité dans leur domicile.

A l’aune du principe de proportionnalité qui arbitre, en droit, les conflits entre des droits et libertés antagonistes (ici, droit au repos des riverains / et droit d’entreprendre d’une société de spectacle), la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme tend à considérer que c’est le droit ou la liberté dont il est apprécié qu’il rejoint le mieux l’intérêt général qui prend le pas sur l’autre. En fonction de quoi, l’intérêt général envisagé sur son versant économique est susceptible de dominer le droit individuel d’être protégées contre des nuisances sonores (cas des aéroports), les victimes n’ayant plus qu’à se résoudre à supporter ou déménager. A condition cependant que le droit ou la liberté prédominant soit exercé dans le respect de la loi et de la réglementation qui lui sont applicables.
En l’espèce, forts de leur impunité passée, la SAS Le Zénith et son dirigeant ont un peu trop crânement oublié l’obligation en toutes circonstances de ne pas bafouer le droit. Ils ont aussi prétentieusement imaginé pouvoir échapper à toute condamnation face aux habitants victimes des concerts tonitruants qu’ils organisent depuis des années, en se présentant comme des acteurs économiques utiles, voire même indispensables au développement impératif de la bulle de l’économie de la nuit effrénée, bulle gonflée d’un air d’intérêt général dans le contexte tendu et morose.
Le jugement coupe le sifflet aux trublions des nuits de leur voisinage, avec clarté et pertinence : la réglementation a été violée, les conditions d’un trouble anormal du voisinage sont réunies, donc il doit y avoir sanction pénale et réparation du préjudice sur un plan civil. Plusieurs amendes et une évaluation du préjudice circonstanciée, qui ne traite pas la santé et la qualité de vie à son domicile comme de la roupie de sansonnet.
La première victoire des riverains de la Villette, fût donc que leurs plaintes soient écoutées, puis traitées selon les procédures efficaces.
Leur deuxième victoire est maintenant que la Justice ait donné suite à leurs plaintes et aux procès-verbaux et que les juges aient eu la sagacité et le courage de faire triompher la fonction sociale des droits (ici, le droit de se reposer).

Ce jugement a été rendu dans des termes qui assurent la pleine application du droit français, un droit qui peut certes être amélioré, mais dont il faut mesurer la qualité et la force potentielle pour lutter contre les nuisances sonores nocturnes, pour peu qu’il soit appliqué comme en l’espèce. Un droit forgé par la loi et la réglementation aux fins de donner priorité à la santé sur la frivolité (ici, non pas la culture, mais des concerts tonitruants juste à côté de logements sociaux).
Par cette pleine application du droit français, le tribunal de Police de Paris respecte la Convention européenne des droits de l’Homme, comme il se doit : la Cour européenne des droits de l’Homme a déjà condamné des Etats pour ne pas avoir appliqué leur droit national, par référence à l’article 8 de la Convention dont elle estime qu’il établit un droit fondamental à la tranquillité à son domicile.
La prochaine victoire des riverains de la Villette sera de voir la Cour d’appel maintenir le cap : sanctionner fortement les pratiques professionnelles qui bafouent le droit et ne pas céder pas au mirage de la bulle économique de l’économie de la nuit effrénée, qui crèvera sitôt que l’on aura mesuré ses coûts sociaux et économiques pour la collectivité.
Nous avons confiance dans la Justice encore connectée avec la vraie vie et capable de nous protéger contre les projets de développement de l’économie de la nuit des plus irresponsables car conçus par une partie trop influente de la classe politique dont la voix forme une harmonie troublante avec celle des lobbies économiques les plus puissants.
Il est temps que la classe politique remette les pieds sur terre et respecte ceux qui souffrent de nuisances nocturnes du fait de pratiques irrespectueuses de leur voisinage. A paris, il est temps que le Conseil de la nuit parisienne change de ton.

Le jugement du 17 mars du Tribunal de Police

Lire :
- l'article de Rafaële Rivais sur le blog conso du Monde : Le Zénith de Paris condamné pour son bruit : une première (4 avril 2017)
- l'article paru dans Liaison, la revue de France Nature Environnement : Les riverains du Parc de la Villette remportent une victoire contre le bruit (juin 2017)

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Le "Zénith" condamné pour tapage nocturne sur plainte des riverains : une sanction exemplaire qui fera date !

Article publié sur le site de Vivre le Marais.
Il arrive que la Justice passe, même sur le Parc de La Villette...
Le 17 mars, le Tribunal de Police de Paris, Rue de Cambrai (XIXe) a condamné la SAS Zénith de Paris - La Villette et Monsieur Daniel Colling, son président, à payer respectivement 67.500 € et 13.500 € d’amendes contraventionnelles pour émission de bruit supérieur aux normes et non présentation d’étude d’impact.
La plaignante, l'association des Riverains du Parc de La Villette, membre de "Vivre Paris !", au terme d'un long combat, a obtenu cette décision en sa faveur et 31.529 € de dommages - intérêts.
Les attendus du jugement sont catégoriques et intéressent tous ceux qui souffrent des nuisances sonores notamment nocturnes que nous avons souvent dénoncées, il est ainsi écrit :
Attendu qu’il appartenait à la société de faire respecter au producteur la législation en vigueur quitte à annuler certains concerts ; que la dimension économique n’ayant que peu de poids face à la réglementation en vigueur dont le but est la préservation de la santé des riverains lesquels ont droit au respect de leur vie privée”... La citation à comparaître l’accusait de “porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme”.
Pour les juges, la santé des riverains a primé sur toute autre considération,
Bien que les défendeurs aient fait appel de la décision, celle-ci reste une belle et immense victoire pour les habitants souvent accusés d'être des freins au développement des bars et établissements de nuit qui prétendent régulièrement que leur activité contribue au soutien de l'économie et à la réduction du chômage.
Les juges ne sont pas laissé abuser et ont appliqué pour la première fois dans ce type de litige des peines à la hauteur des enjeux. "Vivre le Marais !" partie civile avait obtenu il y a deux ans pour un dossier du même nature un dédommagement de 3.000 €. Cette fois le montant est bien plus conséquent et montre à ceux qui continueraient à enfreindre les lois et la réglementation en matière de bruit qu'ils risquent de plus en plus gros en bravant les textes au détriment de la tranquillité des habitants.
Cette décision constitue indéniablement un tournant. Les riverains sont enfin écoutés, les abus ont des limites.

Contact Presse : Magali Béranger
06 83 95 06 53

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Clôture de la 3ème Conférence du Réseau Européen "Vivre la Ville!"

Mis à jour le 27 mars 2017
La troisième conférence du Réseau Européen "Vivre la Ville!" s'est tenue à Madrid les 25 et 26 mars 2017 et a réuni les associations de résidents des centres historiques de plus de 80 villes espagnoles d’Andalousie, d‘Asturie, des Baléares, de Castille-La Mancha, de Castille et Leon, de Valence, de Galice, de Madrid, du Pays Basque et la Rioja, et aussi d’autres pays européens comme la Belgique, la France, l’Italie et le Portugal, sous l’égide de la Plateforme des Associations du Centre de Madrid qui en a été l’organisateur cette année.
Divers intervenants ont pris la parole, de l’Union Européenne, du groupe Ecologistes en action, des universités de Turin et du pays Basque ainsi que d’autres leaders d’opinion et des représentants de la Ville de Madrid.
De plus, des groupes de travail se sont mis en place pour analyser en profondeur les questions essentielles à tous les résidents des centres urbains.
Le résultat de cette conférence a permis de confirmer les nombreux problèmes communs aux centres historiques des villes et des pays participants, et de considérer les diverses solutions déjà apportées en Europe à ces problèmes.
Cette conférence a également permis de donner de la visibilité à une réalité qui porte préjudice à nos villes et qui est souvent occultée par les stratègies de communication face aux investisseurs potentiels.
L’objectif de cette plateforme est de pousser les institutions locales, nationales et européennes à protéger les résidents des centres historiques, car il s’agit d’un patrimoine social et culturel de grande valeur, qui est cependant en passe de devenir un parc d’attraction, de tourisme massif, de gentrification et de loisir nocturne, sous le prétexte fallacieux et insoutenable d’activité économique et création d’emplois.Oubliant au passage que nous sommes tous des travailleurs et faisons tous partie du système économique et de production.
Le produit du travail de ces 2 journées sera, comme ce fut le cas lors des deux précédentes rencontres, d’élaborer dans les prochaines semaines un document comportant les conclusions et les stratégies qui serviront de guide à un travail commun de défense des intérêts de la collectivité.

Revue de presse

Les documents présentés lors de le conférence

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25-26 mars 2017 à Madrid : les 3èmes assises internationales du Réseau Européen "Vivre la Ville !"

Europa debate en Madrid los problemas del centro histórico de las ciudades
Sous ce titre (l'Europe débat à Madrid des problèmes des centres historiques des villes), le journal "eldiario.es" rapporte les débats des participants réunis à Madrid pour témoigner de la situation dans 80 villes européennes.

Les communautés françaises "Vivre Paris !" et "Vivre la Ville !", y participent activement avec la présence de plusieurs de leurs représentants. On constate que partout en Europe les problèmes des centres-villes entre des riverains qui revendiquent leur droit de vivre et de dormir tranquillement chez eux et des commerces de boissons ouverts la nuit avec une clientèle bruyante qui abuse de l'alcool et envahit l'espace public.

En direct de Madrid : un message de Jean-François Revah, du Collectif des Riverains Jean-Pierre Timbaud, association du XIe arrondissement de Paris :

"A Madrid pour la troisième réunion internationale des associations de riverains du réseau "Vivre la Ville !" en "Europe, sont présentes 80 associations de sept pays : la société civile est bien décidée à obliger les autorités (élus "nationaux et municipaux, police nationale et municipale, syndicats professionnels) à jouer leur rôle de protection "des populations, une mission qu'aujourd'hui ces autorités n'assument pas".
"La réunion se poursuit ce dimanche matin avec la mise en commun des ateliers : ambiance très positive ; le "compte rendu sera rapidement disponible."

Revue de presse

Les documents présentés lors de le conférence

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Communiqué de presse : Madrid, 25-26 mars, 3e conférence du Réseau Européen "Vivre la Ville" !

Tambour battant, les lobbies de l’économie de la nuit mènent une offensive sans précédent pour tenter d’asseoir leur domination sur la détermination des règles de la vie nocturne. Ils réclament une libéralisation de leurs horaires d’ouverture et l’appropriation de la voie publique. Ils se présentent comme les libérateurs de nouvelles pratiques festives et les bienfaiteurs du tourisme de masse. La compatibilité avec la vie des habitants des sites concernés ? Ce n’est pas leur problème. Ce serait aux habitants de s’accoutumer ou de déménager.
Les 25 et 26 mars prochains, des associations locales d’habitants de 7 pays d’Europe, dont une cinquantaine d’associations françaises seront représentées à Madrid pour justifier de leur profonde inquiétude face à la dégradation de la qualité de vie provoquée par le développement de nouvelles pratiques d’une soi-disant festivité nocturne et du tourisme de masse.

Nous, membres du Réseau Européen "Vivre la Ville" !, avons une autre conception du développement durable de nos quartiers et de nos centres-villes, dont nous ne voulons pas être sournoisement chassés.
Nous dénonçons la puissance des lobbies et la faiblesse des politiques publiques pour faire respecter notre droit fondamental à la tranquillité dans nos domiciles et pour protéger ceux qui, dans un monde dur et angoissant, se laissent entraîner par les sirènes de la fête alcoolisée.

Les nouvelles pratiques festives que l’on voudrait faire passer pour normales sont notoirement destructrices de la santé de ceux qui s’y adonnent et des habitants qui en subissent les retombées dans leurs vies privée et professionnelle :
- Les rapports officiels s’empilent pour démontrer que l’hyper-alcoolisation a resurgi au 21e siècle
- Les études médicales s’accumulent pour prouver que l’organisme de l’animal diurne qu’est l’Homme ne s’habitue pas au bruit et pâtit gravement des troubles du sommeil.

Le tourisme de masse et les nouvelles pratiques festives se développent à rebours de l’objectif de développement durable que nos élus affichent pourtant comme une priorité :
- La banalisation des comportements antisociaux fait le lit de différents communautarismes (jeunes, vieux, gays, fêtards non chargés de familles, familles avec enfants au domicile…).
- Les quartiers rendus inhabitables sont désertés ou transformés en parcs d’attraction dont la mode ne durera qu’un temps.
- Dépenses de santé et frais d’entretien des sites concernés coûtent à la collectivité toute entière.

Nous, Associations du Réseau Européen "Vivre la Ville" !, en notre qualité de membre du Réseau Européen "Vivre la Ville" ! :
• exigeons que nos propositions soient étudiées sérieusement par nos élus et les autorités de police nationale,
• attendons que les candidats aux élections Présidentielle et à l’Assemblée Nationale répondent au questionnaire que nous leur adressons,
• demandons aux ministères de l’Intérieur, de la Justice, de la Santé ainsi que de l’Environnement d’entreprendre une action cohérente et concertée.

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Le Réseau Européen Vivre la Ville se réunit à Madrid les 25 et 26 mars

Le Réseau Européen "Vivre la Ville" ! organise ses 3èmes rencontres internationales les 25 et 26 mars à Madrid.
La liste des points qui seront abordés par les ateliers de travail du samedi (le programme détaillé en pdf) :

1. Cadre légal et relations avec les institutions :
- Amélioration du cadre légal... Mairies, Etat, Europe...
- Amélioration du fonctionnement des collectivités locales et plus grande agilité pour répondre aux problèmes
- Nécessité de mettre en place des modèles d’observatoires urbains pour la gestion des centres historiques

2. Gestion urbaine des centres historiques :
- Manque d’équipements et de services publics pour les résidents des centres historiques.
- Problème de démographie dans les quartiers historiques, surtout à cause du vieillissement de la population qui y réside.
- Réhabilitation des centres historiques et conservation du patrimoine architectural et culturel.
- Modèle d’usages urbains propre aux centres historiques.

3. Loisirs nocturnes dans nos quartiers : problèmes et solutions :
- Bruit causé par les loisirs nocturnes.
- Invasion/privatisation de l’espace public : occupation débridée de l’espace public pour les terrasses et autres activités commerciales.

4. Nouvelles menaces qui remettent en cause l’avenir et la survie des centres historiques :
- Gentrification de nos quartiers (problèmes de logement).
- « Touristification » des centres ville (pression des logements à but touristique).

5. Problèmes de mobilité dans les centres des villes :
- Problèmes liés à la mobilité, et gestion du service de livraisons dans les centres historiques.

6. Comment les associations et les collectifs citoyens peuvent-ils s’organiser pour mieux défendre leurs quartiers ?
- Participation citoyenne plus forte et plus organisée.
- Modèles de luttes et exposition des problèmes.
- Comment organiser pour le futur "Vivre la Ville" ! et aussi le collectif des associations qui vont se réunir à Madrid ?
- Les pressions exercées contre le mouvement associatif du Réseau Européen "Vivre la Ville" !

Tous les documents sur la page Madrid 2017

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Grasses subventions pour les Pierrots de la Nuit et Culture Bar-Bars

Article publié sur le site de Vivre le Marais
Ces deux images illustrent de façon parlante deux des sujets du prochain conseil de Paris dont voici l'ordre du jour : le gaspillage des subventions aux associations qui occupent tous les conseils de façon récurrente, et le lancement par la Maire Anne Hidalgo d'un "plan propreté pour Paris"

Nous mettons ces deux dossiers en perspective car nous exprimons depuis des années des réserves sur le déluge de subventions que la mairie de Paris accorde à des associations dont l'utilité n'en convainc que ceux qui en tirent profit. Ainsi on trouve une fois de plus une subvention de 100.000 € pour AMUON qui finance les "Pierrots de la Nuit" et une autre du 30.000 € au bénéfice de "Culture Bars-Bar", un collectif qui milite pour que les bars restent ouverts la nuit et accueillent des musiciens, sans considération pour la tranquillité de ceux qui vivent et dorment autour. (voir notre article sur les Pierrots de la Nuit)

Tous deux qui ont leur rond de serviette au Conseil de la Nuit de M. Frédéric Hocquard, défendent les intérêts marchands des industriels de la nuit et des producteurs/distributeurs de boissons alcooliques qui mettent en péril la santé des jeunes générations. Est-ce une raison suffisante pour que nos impôts contribuent à leur prospérité ?

Car les sommes allouées sont considérables. Il convient de faire un tri sélectif entre associations d'intérêt public incontestable et celles qui sont pour le moins fantaisistes et ne doivent leurs moyens d'existence qu'à leur proximité politique ou idéologique avec ceux qui les soutiennent. Nous avons estimé le chiffre à 300 Millions d'€ par an. La Maire de Paris l'évalue à 260 Millions. Nous sommes bien dans les mêmes magnitudes. Si on totalise les chiffres annoncés pour le mois de mars 2017 dans l'ordre du jour on trouve 19,2 Millions d'€ ce qui correspond à une tendance de 230 Millions sur 12 mois pour autant que le phénomène soit linéaire.

Le décret n°2006-887 du 17 juillet 2006 fait obligation aux grandes villes de mettre en ligne sur Internet la liste des associations subventionnées et le montant des sommes reçues. La mairie de Paris s'en est acquittée avec réticence (nous avons été dans l'obligation de faire intervenir plusieurs fois le Préfet de Paris Île-de-France). Cette année, l'information relative à 2015 (sic) n'est toujours pas disponible et le Préfet est resté sourd jusqu'à présent à nos requêtes...

L'article dans son intégralité

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Les nuits nantaises... sans les Nantais

La ville de Nantes organise une table-ronde dédiée à la conciliation des temps "ville du jour, ville de nuit" le 4 avril (voir mail d'information). Le Forum Smart City Nantes se veut un lieu de rencontre unique des acteurs des villes connectées : collectivités, entreprises publiques, entreprises privées, startups, entrepreneurs, ingénieurs, décideurs, intellectuels, responsables politiques et la nouvelle génération... mais surtout sans les habitants.
Sont invités : Luc Gwiazdzinski, géographe, Benjamin Mauduit, élu nantais à la nuit ainsi que son homologue parisien, Frédéric Hocquard, ou encore Denis Talledec, le président de Culture Bar-bars, Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes et enfin Claire Brisseau, gérante du bar "le chat noir"(voir la liste des participants). Une nouvelle fois les habitants sont écartés du débat. Une nouvelle fois la collusion entre les lobbies de la nuit et les municipalités nantaise et parisienne est évidente. Que de mépris pour les habitants (également électeurs et contribuables).
L’absence des représentants des habitants est-elle un simple oubli ou une volonté délibérée?

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Bonne nouvelle de Toulouse

Il s’est passé quelque chose d’important à Toulouse. Le ministère public a requis des peines contraventionnelles importantes, rappelant que conformément à la nouvelle jurisprudence de 2016 les gérants de bars étaient désormais responsables des nuisances occasionnées par les comportements de leur clientèle. Lire l'article de la Dépêche du 9 mars 2017 : Bars bruyants au centre-ville : tolérance zéro.

Cette action a pu se faire grâce à un habitant opiniâtre et courageux soutenu activement par le collectif Droit au Sommeil Toulouse : «un noyau dur qui multiplie appels à Allo Toulouse et signalements».
Vous pouvez liker leur action sur leur page Facebook

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Bruits de voisinage... SOS Conso "Le Monde" nous éclaire

Article publié sur le blog de Vivre le Marais
Vous êtes dérangés dans votre sommeil par le bruit de vos voisins, par les basses musicales ou le chahut d'un établissement recevant du public, comment êtes-vous protégés ? Quelle est la réglementation applicable ? Comment se défendre ? Quelles sont les chances de succès d'une procédure judiciaire ?

Rafaële Rivais

Rafaële Rivais

Rafaële Rivais répond avec une précision chirurgicale à toutes ces questions avec les références de décrets qui caractérisent le bruit et le sanctionne "au pénal". De façon très professionnelle, elle fait le point sur des décisions de justice récentes qui montrent que notre justice protège efficacement le citoyen contre les atteintes à un droit fondamental, celui de dormir la nuit sans en être empêché.

Rafaële Rivais

Il faut absolument lire son dernier article sur le blog SOS-Conso du quotidien "Le Monde" et en garder la trace pour en faire son manuel de référence en cas de litige avec son voisinage.

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Le Réseau WIJ Amsterdam a rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

WIJ Amsterdam est un réseau de 19 collectifs qui se sont fédérés en 2016.
Ce réseau tire son nom du slogan “I Amsterdam”, lancé en 2004 pour vendre la ville d’Amsterdam comme un produit de consommation.
Comme le montre l’illustration initiale de son blog, WIJ Amsterdam a cassé le slogan “I Amsterdam” (“Moi Amsterdam“, "Je suis Amsterdam”) et l’a détourné en “NOUS Amsterdam” pour restituer aux habitants la propriété de leur ville. Continuer la lecture

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Les nuits florentines... sans les Florentins

Tout comme à Paris où les nuits sont débattues sans les Parisiens (voir l'article), les nuits florentines se font sans les Florentins. La coordination italienne, membre du Réseau Européen "Vivre la Ville !", Coordinamento Nazionale No Degrado e Mala Movida a écrit au maire de Florence, à ses collaborateurs et à tous les journaux.

Une conférence Nightlife and the City Movida (vie nocturne: stratégies et pratiques de coexistence urbaine européennes) s'est tenue à Florence les 22-23 Septembre 2016 avec la participation de la Région Toscane, la ville de Florence et la Toscane ANCI (voir le programme)
La coordination s'est réjouie de l'intérêt de la vile pour cette question importante notamment au vu des intérêts colossaux en jeu (voir l'article).
La coordination regrette que les millions de citoyens, acteurs clés dans cette dynamique, n'aient pas été représentés, et n'aient pas participé pas à des conférences soutenues par des institutions qui devraient les représenter démocratiquement.
De nombreux comités de citoyens ont pourtant travaillé pendant des années pour réaliser des améliorations radicales par rapport à l'autre face du phénomène "movida" : la dégradation sauvage et souvent destructrice tant de la santé publique que des merveilleux trésors architecturaux et historiques des villes italiennes. Continuer la lecture

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Amsterdam rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

L'Association des Asmis du Centre ville d’Amsterdam, VVAB (Vereniging Vrienden van de Amsterdamse Binnenstad) qui compte 3200 membres a rejoint le Réseau Européen Vivre la Ville !

Le VVAB œuvre pour la protection et la conservation des monuments* ainsi que pour la restauration de l’équilibre perdu depuis quelques années entre la population locale et le tourisme au centre ville d’Amsterdam.
Les membres de cette association sont très inquiets pour leur qualité de la vie en raison de la pression toujours grandissante du tourisme. Ils se déclarent très stimulés par le fait d’être en contact avec le Réseau Vivre la Ville ! et avec d’autres groupes de citoyens dans d’autres villes européennes qui combattent les mêmes problèmes.
Ils espèrent apprendre des autres villes et s'inspirer de leurs actions.
Ensemble on sait davantage !

* 70 000 maisons et édifices sont déclarés monuments historiques à Amsterdam

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Frédéric Hocquard, élu à la Mairie de Paris en charge de la nuit, "oublie" l'existence des riverains

Son compte Twitter, d'où le réseau "Vivre Paris !" a prélevé quelques messages, est édifiant : pour lui, au cœur de la problématique de "la nuit" qu'il est chargé de gérer, il y a les fêtards/consommateurs, le lobby des industriels des boissons et de la nuit et accessoirement la police et la mairie. Sans oublier les "Pierrots de la Nuit", notoirement inutiles et qu'il porte aux nues. Les habitants (qui sont pourtant ses électeurs) ne comptent pas.

Pour preuve une "commission de régulation des débits de boisson" qui s’est tenue fin janvier dans le Xe arrondissement. C’est une initiative dont nous ne pouvons que nous réjouir. Cependant les riverains, et donc les principales victimes des nuisances sonores d’une nuit non régulée et d’une occupation de l’espace public sans limites, n’étaient pas conviés à cette réunion. Est-ce un oubli de M. Hocquard, ou bien une volonté de sa part de tenir les Parisiens à l’écart de ces réunions ?


La rue du Pot de Fer, dans le Ve arrondissement, est bien connue du fait du grand nombre de bars qui s’y trouvent. Elle est aussi habitée. Frédéric Hocquard, maire-adjoint chargé de la nuit, a posté une photo sur Twitter et, dans un commentaire à l’orthographe chancelante (même en pleine - sic - hiver, les terrasses sont animés - sic - rue du Pot de Fer !), il se réjouit de cet attroupement au beau milieu de la rue, une rue notoirement connue pour ses nuisances nocturnes, des riverains qui ne peuvent pas dormir et M. Hocquard qui s’en réjouit !

M. Hocquard a clairement choisi son camp. A nouveau, il oublie qu'il est un élu, et qu'il est censé défendre l'ensemble des parisiens et non être le porte-voix des lobbies.

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Les nuits parisiennes... sans les Parisiens

Le Réseau "Vivre Paris !" a découvert l'annonce d'une réunion tripartite sur le site des Pierrots de la Nuit. Cette annonce est relayée sur son compte Twitter par M. Hocquard, adjoint chargé de la nuit. Son message est clair : selon lui les Pierrots de la Nuit sont au service des nuits parisiennes et non au service des parisiens. M. Hocquard oublie qu'il est un élu, et qu'il est censé défendre l'ensemble des parisiens et non être le porte-voix des lobbies.

Au programme de cette réunion : Les Pierrots de la Nuit, les élus référents Nuit des arrondissements sur lesquels ont lieu les interventions en médiation de jour comme de nuit, ainsi que la Préfecture, se retrouvent pour échanger sur la vie nocturne d'un arrondissement. L'occasion de faire un bilan sur les médiations et les audits effectués par les médiateurs en 2016, et de se projeter sur les établissements à accompagner pour l'année 2017 ! #2017surleschapeauxderoues

Les associations d'habitants regroupées au sein du Réseau "Vivre Paris !" sont sciemment tenues à l'écart ces réunions. En effet, comment est-il possible d'organiser une telle réunion sans la participation des représentants des habitants, premières victimes des dérives d'une nuit non maîtrisée? Les Pierrots de la Nuit n'ont aucune légitimité à parler en notre nom. Malgré nos demandes répétées auprès de M. Hocquard, nous n'avons jamais pu rencontrer les 20 référents de nuit pour leur exposer les problèmes que les habitants rencontrent et les solutions que les associations proposent. Nos seuls espoirs résident dans le travail mené sur le terrain par les services de la Préfecture de Police.

Encore des exemples de l’abandon des citoyens (et des électeurs) par les élus et de déni de démocratie.

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Chauffage des terrasses : en finir avec l’incohérence politique et réglementaire

Article publié sur le site de l'association Les Riverains de la Butte aux Cailles
Mise à jour 31 janvier 2017
La tendance s’est accentuée depuis 2015 : la Ville de Paris ne cesse de renchérir sur son prétendu combat climatique, mais elle se désintéresse de cette ahurissante aberration qui consiste à chauffer la voie publique pour le bon plaisir des clients des bars et restaurants. A la Butte aux Cailles aussi, où nous sommes non seulement exposés au risque climatique, mais aux nuisances sonores qu’apportent ces terrasses hivernales qui sont exploitées jusqu’à 02H 00 du matin.

La pugnacité de la Maire de Paris, Madame HIDALGO, pour réaliser les projets qu’elle a décidé de mener à bien n’est plus à démontrer. Mais force est de constater que, sur le sujet du chauffage des terrasses, elle n’a mené qu’une action en trompe-l’œil.

Nous nous sommes déjà expliqués sur la dimension nationale du sujet, la possibilité néanmoins de le traiter au plan local, en citant une étude de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie), qui indique une émission de 500 et 600 grammes de CO2 pour obtenir 1 kWh de chauffage électrique contre la moitié environ, mais déjà donc 274 à 234 grammes pour le gaz en période de pointe

Une nouvelle exploration du règlement des terrasses et étalages de la Ville de Paris nous a permis de découvrir une incohérence flagrante entre l’article DG 6 alinéa de ce textes 2 et l’inertie des services de la Ville concernant le phénomène que nous dénonçons. Continuer la lecture

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L’organisme ne s’habitue pas au bruit !

Un colloque était organisé le mardi 13 décembre 2016 à la faculté de médecine Pierre et Marie Curie, sur le site de la Pitié Salpetrière, sur le thème suivant : les conséquences du bruit sur les enfants et les adolescents et leur coût pour la société. (le programme)
Une certitude : l'organisme ne s’habitue pas au bruit !
Deux membres du Réseau "Vivre Paris!", Nathalie Kerloc’h (AAbV) et Dr Paul Wiener (5e), ont participé à ce colloque. Ils ont rédigé ce compte-rendu. Continuer la lecture

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Compte-rendu de l'assemblée plénière du Conseil de la Nuit

L'assemblée plénière du Conseil de la Nuit s'est tenue à l'Hôtel de Ville le 15 décembre (voir l'ordre du jour). Le Réseau "Vivre Paris!" y a participé.
Cette réunion a débuté par quatre très longues interventions dont nous retiendrons ces quelques perles et quelques infos :
1. sur l'aménagement des places parisiennes>
- une réflexion est en cours sur les temporalités de 7 places parisiennes pour y intégrer la nuit
- objectif sur ces places : diminuer la place de la voiture de 50%
- des collectifs de compétences seront créés : y participeront des usagers mais pas les riverains de ces places
2. sur l'espace public :
- il faut s’accaparer l’espace public (ce n’est plus s’approprier mais s'accaparer)
- l’espace public devient domestique car à Paris les appartements sont trop petits
- il faut prévoir des aménagements de l’espace public qui n’hypothèquent pas les usages à venir : des équipements pour les champs du possible
- l’égalité femmes/hommes dans l’espace public est une problématique émergente (ah?), l’espace public a un code sexué (???)
- on note l’émergence de nouveaux profils de concepteurs, d’aménageurs, d’évaluateurs : c’est un vrai sujet (sic!)
- il y a une polyphonie émotionnelle et fonctionnelle (si, si!)
3. sur la nuit :
- la nuit est un enjeu électoral et l’action publique devient transversale
- il y a désynchronisation des temporalités urbaines avec des usages routinisés (excellente celle-là!) et de nouveaux bassins de vie Continuer la lecture

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L'action en justice de la Mairie de Paris contre une contre-terrasse de la place du Bourg Tibourg classée sans suite !

Un article récent du Parisien faisait état du mécontentement des propriétaires de bars restaurants bénéficiant d'une autorisation de terrasse, à l'annonce de l'augmentation de la redevance décidée par la Mairie de Paris. Chacun sait que le montant de cette dernière est très bas, Vivre le Marais (membre du "Réseau Vivre Paris!") l'a souligné à plusieurs reprises. En effet, excepté les établissements situés dans les sites les plus touristiques de la capitale où la redevance est majorée, partout ailleurs celle-ci est rapidement amortie par les recettes générées par les tables installées en terrasse.
Il n'y a pas lieu de sortir nos mouchoirs, mais plutôt de s'insurger une nouvelle fois contre les abus de terrasses, c'est-à-dire celles qui ne respectent pas les surfaces autorisées, celles qui ne sont pas autorisées ou celles qui défigurent leur environnement immédiat.
Le IVe arrondissement est bien loti sur ce plan. Deux endroits en particulier sont concernés, la place du Marché Sainte-Catherine et la placette prolongeant la rue du Bourg Tibourg. Vivre le Marais s'est exprimé à à maintes reprises sur les terrasses autorisées des établissements qui s'y trouvent. Non seulement elles sont disgracieuses mais elles apportent des nuisances multiples, notamment du bruit pour les riverains, une occupation significative du domaine public et des rapports quotidiens souvent houleux avec les habitants. Continuer la lecture

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Enquête sur l’impossible "règle de l’antériorité" *

Nous vous en avions déjà parlé (voir article antérieur), mais en 2016 encore, les discussions autour des nuisances nocturnes ont ramené à la surface le serpent de mer de « la règle de l’antériorité ». Une telle règle est appelée de leurs vœux par certains afin, grosso modo, d’empêcher les riverains de se plaindre des nuisances pour peu qu’ils se soient installés après l’établissement causant ces nuisances. RVP a décidé d’enquêter pour savoir s’il y aurait matière à s’inquiéter. Continuer la lecture

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3èmes rencontres européennes du réseau "Vivre la Ville!" - Madrid, 25-26 mars 2017

Les 3èmes rencontres européennes du réseau "Vivre la Ville!" se tiendront à Madrid les 25 et 26 mars 2017.
Les premières informations (en espagnol) sont en ligne sur le site de l'Asociación de Vecinos de Chueca (AVChueca).

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"Uritrottoirs" : une supercherie qui veut faire passer pour une innovation des comportements régressifs parfaitement cyniques

Jusqu'à présent uriner sur la voie publique a été considéré comme une contravention passible d'une amende d'un montant de 68€ selon le site territorial.fr.
Désormais c'est avec les encouragements des pouvoirs publics que les contrevenants pourront se soulager en public, si l’on en croit un article de Femme Actuelle.
Au nom d’une justification durable bobo-écolo - qui donne bonne conscience - on vient en effet de réinventer les toilettes sèches pour en proposer une version décomplexée : le pissoir à ciel ouvert pour hommes.
Afin de donner de la poésie à la chose ce pissoir est doté d’un bac à fleurs qui pourra d’ailleurs servir de dépotoir, de cendrier, d’essuie main et de vomitorium.
Chacune de ces commodités va coûter 3000€ au contribuable. Sans compter les frais de fonctionnement et de maintenance… une manne pour les sociétés bénéficiaires. Continuer la lecture

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Le Réseau "Vivre Paris !" reçu par Frédéric Hocquard, chargé des questions relatives à la "Nuit"

hocquardArticle mis à jour le 5 décembre 2016 (voir en bas de l'article)
Le Réseau "Vivre Paris!" représenté par Corinne Tresca, Anne Penneau, Jean-François Revah, Gilles Pourbaix et Dominique Feutry a rencontré Frédéric Hocquard, conseiller délégué auprès du Premier Adjoint, chargé des questions relatives à la "Nuit" accompagné de Thierry Charlois, chef de projet, et de Gilles Sredic, assistant. Continuer la lecture

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L'UMIH et le SNEG & Co rencontrent le Réseau “Vivre Paris!”

Logo UMIHLe vendredi 18 novembre 2016, quatre membres du Réseau “Vivre Paris!” ont rencontré Gérard Siad (vice président de la branche Nuit de l’UMIH) et Rémi Calmon (directeur exécutif du SNEG & Co) au siège de l’UMIH. Il s’agissait d’une deuxième rencontre exploratoire avec l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) et le SNEG & Co (Syndicat National des Entreprises Gaies & Co) après le premier contact le 6 juin dernier.
La deuxième rencontre confirme les impressions plutôt favorables de la première. Les deux parties ont d’abord acté une hypothèse crédible de leur bonne foi respective.
Ensuite, au cours des discussions, deux points ressortent plus particulièrement. Continuer la lecture

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Mystification à la Butte aux Cailles : la pétition contre une suppression de terrasse impliquant une élue "Les Verts" était trompeuse !

Article paru sur le site de Vivre le Marais!
Nos amis de la Butte aux Cailles (XIIIe), membres du Réseau "Vivre Paris !", ont eu des doutes quand ils ont vu paraitre une pétition associant une élue de l'arrondissement, Nathalie Laville, en charge du commerce, de l'artisanat et des professions libérales, destinée à soutenir un bar frappé par un retrait d'autorisation de terrasse.

Il s'agit d'un des établissements les plus problématiques pour les riverains et agressif de surcroît à l'égard de ceux qui les défendent. Il a fait l'objet d'une mesure de fermeture administrative de 15 jours il y a peu. La semaine dernière, alors qu'il était encore fermé, il affichait une lettre de la direction de l'urbanisme (DU) de la mairie de Paris lui annonçant le retrait de son autorisation de terrasse, pour cause "d'exploitation en violation de la tranquillité publique et débordements". Continuer la lecture

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Le système judiciaire français perd un temps précieux à instruire des plaintes de diversion

justiceArticle publié sur le blog de Vivre le Marais le 6 novembre 2016
Les joutes électorales qui ont cours actuellement ont au moins le mérite de nous sensibiliser à l'insuffisance des moyens de la justice et des forces de police dans la guerre contre le terrorisme. Il apparait clairement que leurs effectifs et leur efficacité doivent être renforcés.
En même temps, nous sommes informés au sein du réseau d'associations regroupées dans "Vivre Paris !" de l'apparition de comportements délétères de la part de débits de boissons qui non contents d'alimenter l'agitation nocturne de certains quartiers et de contribuer à l'alcoolisation massive des jeunes se livrent désormais à des attaques personnelles injustifiées à l'encontre de ceux qui tentent auprès de la Mairie de Paris et de la Préfecture de Police de créer les conditions d'une harmonie entre riverains et fêtards. Continuer la lecture

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Le directeur de la brigade de lutte contre les incivilités reçoit "Vivre Paris!"

dpspLe directeur de la brigade de lutte contre les incivilités dont le titre officiel est la Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection (DPSP) a reçu "Vivre Paris !" le 25 octobre 2016.
Cette Direction de la Mairie de Paris, sous l'autorité du Commissaire Divisionnaire Matthieu Clouzeau qui nous a reçus le 25 octobre en compagnie de Stéphane Devienne en charge du Bureau de régulation de l'espace public, préfigure ce que sera la "Police Municipale de Paris". Il est interdit toutefois de prononcer ce mot tabou car en 2001, quand Bertrand Delanoë briguait la Mairie de Paris, il avait fait du renoncement à cette proposition de son concurrent un argument de campagne majeur. Ses héritiers ont changé d'avis sur le fond mais ils respectent la mémoire de celui à qui ils doivent beaucoup ! Continuer la lecture

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Fermetures administratives en série rue Oberkampf (XIe) : envers et contre tout, la préfecture de police fait son travail !

Article publié sur le site de Vivre le Marais
Nos amis du Collectif Jean-Pierre Timbaud (11ème arrondissement), membres du Réseau "Vivre Paris !" ont été informés ce mois-ci des mesures de fermeture administrative prises par le Préfet de Police Michel Cadot à l'encontre de quatre bars de la rue Oberkampf. Les durées vont de 15 à 45 et 60 jours. Motifs invoqués : "trouble à l'ordre public", "infractions au code de l'entrée et du séjour des étrangers en France", "infractions au code du travail" et "actes délictueux dans l'exploitation de l'établissement". Continuer la lecture

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Anne Hidalgo en appelle aux fêtards pour constituer un "conseil des noctambules", chargé de façonner la nuit parisienne !

comite-noctambule-afficheLe Réseau "Vivre Paris!" publie un article rédigé par Vivre le Marais!
Au printemps 2010, Bertrand Delanoë, sur l'insistance de Ian Brossat qui n'était à l'époque que le président du groupe communiste à la Mairie de Paris, faisait voter un budget pour l'organisation "d’états généraux de la nuit" en réponse au lobbying des industriels de la nuit et de la boisson qui estimaient qu'on ne fréquentait pas assez leurs établissements la nuit à Paris.

En réaction à cette annonce, une douzaine d'associations "environnement, cadre de vie", dont "Vivre le Marais !" décidaient de s'unir au sein du Réseau "Vivre Paris !" (RVP) pour porter la voix des habitants parisiens dont l'immense majorité travaillent le jour et veulent se reposer la nuit. Le Maire consentit à les recevoir et leur apprit à cette occasion que le dossier était repris par un de ses adjoints, Mao Péninou, chargé d'organiser les premiers "états généraux de la nuit".
Ces "états généraux" se sont tenus en novembre 2010. Nous en avons rendu compte pour dire que "chacun avait vu minuit à sa porte" (article du 15/11/2010). Continuer la lecture

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Terrasses : l'Inspection Générale demande à la DU de faire preuve de déontologie

Article mis à jour le 13 septembre 2016
L'Inspection Générale de la Ville de Paris (IGVP) vient de publier un rapport intitulé Audit des modalités d'attribution et de vérification des autorisations de terrasses. Déjà en 2004 un rapport similaire avait été rédigé et suivi malheureusement de peu d'effets. Espérons que le sort réservé au rapport 2016 sera plus concret. Selon nos sources, c'est le groupe des "Verts" de la mairie de Paris qui serait à l'origine de l'intervention de l'IGVP.
Ce rapport apporte la confirmation de toutes les dérives de la Direction de l'Urbanisme (DU) dans l'attributions et le contrôle des autorisations de terrasses. La DU ne peut plus contester des situations irrégulières et inadmissibles qui se sont accumulées au cours des années. Tous les moyens sont bons pour retarder les mises en conformité qui, selon la DU, ne manqueront pas de soulever de nombreux et graves problèmes. En résumé : les passe-droits ont été si nombreux depuis tant d’années que la situation est devenue ingérable. Continuer la lecture

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Nuisances nocturnes place du Calvaire à Montmartre

Un adhérent d'ADDM 18 a constitué un dossier sur les nuisances sonores nocturnes auxquelles sont exposés les habitants de Montmartre. Elles sont la conséquence du "tout tourisme" et du "tout festif"" que Vivre le Marais et le Réseau "Vivre Paris!" dénoncent.
Durant les semaines écoulées la situation s’est constamment dégradée tandis que l'ADDM 18 en informait quasiment tous les jours le “référent nuit” (voir mail) et la Commissaire du 18e (voir mail) qui ne répondent pas à leurs alertes.
L'ADDM 18 nous signale enfin qu'elle a convaincu le Conseil de Quartier et la Municipalité du 18e de participer à une recherche sur les effets du tourisme à Montmartre conduite par un enseignant de l’Université Paris I, afin de mettre en évidence les composantes négatives non controlées de l’afflux touristique.
Ces photos prises de nuit parlent d'elles-mêmes. Comment dormir dans ces conditions?

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Musique de nuit

Plumeau[1]

Musique de 19h à 2h du matin!

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Le Préfet de Police donne un coup d'arrêt au "tout festif" prôné par la Maire de Paris

Après avoir prôné l’occupation des terrasses et la continuité de la fête après les événements du Bataclan, la Mairie de Paris doit, à la suite du drame de Nice, composer dorénavant avec la Préfecture de police .
En effet le Préfet de police de Paris vient de prendre avec sagesse des dispositions sécuritaires pour la capitale mais aussi l’Ile de France et annoncer que « tout événement dont les conditions de sécurité ne seraient pas optimales ne pourrait avoir lieu ». Elle agit bien entendu en prévention afin d'éviter tout risque de nouveau scénario catastrophe. Ainsi sont annulées par exemple le cinéma en plein air à la Villette et à Paris, le tournoi de basket Quai 54 des 23 et 24 juillet et la piétonisation des Champs Élysées du 7 août. Continuer la lecture

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Une question pour Mme la Maire de Paris

hidalgoUne question que nous aurions aimé poser à Mme la Maire de Paris lors de son passage sur France-Inter le 13 juillet 2016.
"Madame Hidalgo, vous avez promis dans votre campagne que vous seriez proche des préoccupations des parisiens.
La question portera sur les préoccupations de ceux qui habitent des quartiers où se développe l'économie de la nuit, avec des bars et autres établissements.
Vous soutenez beaucoup le développement de l'économie de la nuit, par des subventions et des campagnes de communication. La Ville a même payé une vidéo qui vante le Paris by night aux touristes dans les avions.
Soit. Continuer la lecture

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Le rejet du "tout festif" s'installe en Espagne

Article mis à jour le 25 juillet 2016
L'Adjoint à la Maire de Paris, Jean-François Martins, s'est livré devant les caméras d'une de nos chaines de télévision à un plaidoyer vibrant en faveur de l'EURO 2016 et de ses retombées économiques sur la Ville de Paris. En additionnant allègrement les choux et les carottes, en omettant de dire ce qu'ont coûté à la Ville et à l’État les milliers d'hommes/jours consacrés à la sécurité et à l’évacuation de centaines de tonnes de déchets, il en a conclu que Paris mérite bien son étiquette de "ville festive".
De quoi nous renforcer dans notre opinion qu'il faut désormais agir avec une détermination renforcée pour que Paris soit recherchée et appréciée pour son romantisme et pour les qualités qui en ont fait la ville-lumière dans les domaines de l'art, de la culture et de la création et non pour son aptitude à être un Luna-park où l'alcool règne en maitre dans des bacchanales nocturnes. Continuer la lecture

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Annonce de mesures à l'Hôtel de Ville à l'occasion du dernier "Conseil de la Nuit"

cdlnDans le cadre du Conseil de la Nuit une plénière à laquelle participait le Réseau "Vivre Paris !" s’est tenue le 29 juin à l’invitation de Frédéric Hocquard, Délégué auprès du Premier Adjoint, chargé des questions relatives à la nuit.
Dans son introduction ce dernier souligne les avancées concernant le manifeste rédigé par la Ville et celles de l'APUR (Atelier Parisien d'Urbanisme, association loi 1901 créée en 1967 par le Conseil de Paris qui a pour missions de documenter, analyser et développer des stratégies prospectives concernant les évolutions urbaines et sociétales) en matière de cartographie des zones festives. Il a aussi annoncé lors de ses interventions que l’action des référents de nuit des mairies d’arrondissement seraient précisée et que les transports en commun devraient étendre leurs horaires en 2017 en attendant qu’il soit possible de circuler un jour durant 24 heures sur tout le réseau francilien (voir le vœu présenté au Conseil de Paris). Continuer la lecture

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19ème et 20ème arr. : mise en place d'une Cellule d'Ecoute et de Traitement des Doléances

cetdLe 19ème et le 20ème arrondissements se dotent d'une nouveau Service public de proximité pour les habitants mis en place par les commissariats : la Cellule d'Ecoute et de Traitement des Doléances (CETD)
Cette cellule a pour mission de recueillir les signalements portant sur des situations d'insécurité et de troubles récurrents à la tranquillité publique pour lesquels le Commissariat peut apporter une réponse.
Toutefois en cas d'urgence ou lorsqu'une intervention immédiate est nécessaire, il convient de composer le 17 ou le standard du commissariat.
Chaque signalement transmis via cette cellule est étudié pour déterminer les moyens et la stratégie à mettre en œuvre en réponse et fait l'objet d'un suivi, en lien direct avec les plaignants par mail, téléphone ou rencontre.
Chaque fois que nécessaire, les réponses sont recherchées et apportées dans le cadre du partenariat étroit et actif entretenu avec les différents acteurs locaux institutionnels et associatifs (Mairie, bailleurs... ).
Enfin, la cellule d'écoute propose à ceux qui le souhaitent de conserver durablement un lien privilégié avec elle pour suivre la physionomie de leur quartier dans le cadre d'une attitude de vigilance citoyenne.
La CETD est joignable par mail, par courrier et par téléphone :
- CETD, commissariat du 19ème arrondissement : ecoute19@interieur.gouv.fr, 3/5 rue Erik Satie, 01 55 56 58 00
- CETD, commissariat du 20e arrondissement : ecoute20@interieur.gouv.fr, 3/7 rue des Gatines, 01 44 62 48 00

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Les faux nez du lobby de l'alcool

Capture d’écran 2016-06-17 à 12.47.39Suite au rapport de la Cour des comptes sur les politiques de lutte contre les consommations nocives d'alcool, France 5 consacré une partie de son magazine de la santé au lobby de l'alcool.
Après un bref commentaire sur le rapport de la Cour des comptes, on y explique comment le lobby des alcooliers investit le champ de l’étude scientifique et de la prévention pour les orienter et crée des structures spécifiques comme :
- l'Institut Scientifique de Recherche sur les Boissons (IREB). Derrière ce titre ronflant ("scientifique" et "recherche") on trouve un groupe de pression financé à 100% par les alcooliers qui se donne les apparences d’un organe de santé publique. Continuer la lecture

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Rapport accablant de la Cour des comptes sur l'action publique en matière d'alcool

La Cour des comptes étrille l'action publique en matière de consommation d'alcool dans un rapport accablant publié le 13 juin 2016 : Les politiques de lutte contre les consommations nocives d'alcool. Elle relève un nombre très élevé de dysfonctionnements dans le cadre de la lutte contre les consommations excessives d'alcool. Dans son communiqué de presse la Cour des Comptes indique que "la coordination entre les acteurs publics est inaboutie".

En conclusion de son rapport, la Cour des comptes formule une série de propositions, censées améliorer quelque peu l'action publique. Continuer la lecture

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Le Réseau "Vivre la Ville !" reçu au Ministère de la Santé

Le Réseau Vivre la Ville ! a été reçu jeudi 12 mai 2016 au Ministère des Affaires Sociales et de la Santé par des cadres de 2 directions : Prévention des risques liés à l’environnement et à l’alimentation et Maladies chroniques.

Notre délégation était constituée de :
Anne Penneau (Réseau « Vivre Paris ! », Butte aux Cailles Paris 13è)
Gilles Pourbaix (Réseau « Vivre Paris ! », Accomplir, Paris 1er et 2ème - webmaster de notre site internet)
Jean-François Revah (Réseau « Vivre Paris ! », Collectif Riverains du 11ème) et moi même
Nicole Nussbaum (Calme Gutenberg, Strasbourg).

Nous avons souligné le lien entre protection du sommeil/repos des habitants et lutte contre l’alcoolisation. Nous avons évoqué : Continuer la lecture

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Paris ville qui ne dort jamais... Vraiment ?

A voir cette longue vidéo de propagande pour les nuits parisiennes faite par l’Office du Tourisme de Paris et réalisée avec le concours de la Mairie de Paris comme le précisent les remerciements de fin.

Morceaux choisis :
Cette vidéo reprend la notion des "villes qui ne dorment jamais" mise en avant dans le rapport du MAEDI que nous avons analysé dans un précédent article. "Paris ville qui ne dort jamais", voilà qui est clair : les Parisiens ne doivent pas dormir. Continuer la lecture

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Nuisances nocturnes : les citoyens européens se mobilisent - Les interventions et les réactions dans la presse

Tous les documents présentés lors de notre réunion du 31 mai 2016.
Le communiqué de presse diffusé à l'occasion de notre réunion.
Le manifeste publié à l'occasion de cette réunion.

I. INTRODUCTION

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Compte-rendu des assises des associations européennes contre les nuisances nocturnes

Malgré une pluie battante et les problèmes de transport, 150 participants ont assisté ce 31 mai à la salle Jean Dame, rue Léopold Bellan (IIe), aux deuxièmes assises des associations de riverains mobilisés pour la qualité de la vie dans les métropoles d’Europe organisée par la réseau "Vivre la Ville !" Europe dont est membre "Vivre le Marais !". Le thème retenu pour cette réunion était « Nuisances nocturnes : les citoyens européens se mobilisent.»

Toutes les interventions ont mis en exergue l’hyper alcoolisation, le bruit, la saleté, la dérégulation sociale, les atteintes à la santé et les menaces qui pèsent sur les centres historiques des villes concernées.

Nous retiendrons que l’alcoolisation a un coût annuel en France de 120 Milliards d’€ (autant que celui du tabac), les chiffres sont tirés du rapport du professeur Kopp, et que parallèlement malheureusement les conflits d’intérêts étaient nombreux dans l’organisation institutionnelle d‘une prétendue dérégulation des dérives de la nuit avec des lobbies puissants à l’action. Continuer la lecture

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Le réseau "Vivre la Ville !" rencontre les journalistes

RVV_journalistes_vagenendeDe gauche à droite : Gilles Pourbaix (ACCOMPLIR), Rafaële Rivais (SOS-Conso Le Monde), Gérard Simonet (Vivre le Marais !), Eric Le Mitouard (le Parisien), Christophe Mietlicki (Bruit-Parif), Dominique Feutry (Vivre le Marais !). De dos : Anne Penneau (Riverains de la Butte aux Cailles)

En prélude aux assises des associations européennes membres de "Vivre la Ville !" qui se tiennent ce 31 mai 2016 dans le IIe arrondissement, un groupe de dirigeants d'associations de province (Strasbourg, Marseille, Nantes, Toulouse, Biarritz, Tours, Montpellier ...), et de plusieurs pays d'Europe (Italie, Portugal, Espagne, Belgique, Suisse ...) se sont retrouvés pour un déjeuner avec des journalistes de la presse parisienne. Continuer la lecture

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Communiqué de presse - Réunion publique du Réseau "Vivre la Ville!" le 31 mai

Regroupées au sein du Réseau « Vivre la Ville ! », des associations d’habitants de nombreuses villes d’Europe organisent une réunion publique le 31 mai 2016 de 18h30 à 21h30, salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan à Paris 2ème.

Leur but : développer une coordination afin que la vie nocturne des quartiers prétendus « festifs » respecte les droits fondamentaux des personnes ainsi que le patrimoine des sites qu’elle investit.

Les dérives de la vie nocturne sont certes un fait notoire ; elles ne sont pas pour autant une fatalité. Le Réseau « Vivre la Ville ! » a des propositions pragmatiques et économiquement pérennes pour endiguer ces graves phénomènes de dérégulation sociale : propositions mûrement réfléchies, issues des expériences croisées, des analyses et de l’expertise des associations qui le constituent.

Les élus politiques en charge de nombreuses grandes villes européennes ont installé un climat de compétition internationale de la vie nocturne. C’est pourquoi l’action du Réseau « Vivre la Ville ! » est à la fois d’ordre national et transnational. Continuer la lecture

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Le réseau "Vivre la Ville !" réunit ses homologues européens pour des assises à Paris

A l'initiative du Réseau "Vivre Paris !", le Réseau "Vivre la Ville !" organise une réunion publique le 31 mai 2016 de 18h30 à 21h30, salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan à Paris 2ème.

La mobilisation contre les débordements nocturnes n'a plus de frontière. On découvre partout les mêmes griefs de la population à l'encontre d'une façon débridée de "faire la fête" la nuit, irrespectueuse de l'espace public et de la tranquillité des habitants. Expression trop souvent synonyme d'alcoolisation à outrance et de consommation de drogues.

Le programme de la réunion est structuré autour du bilan de nos actions face à l'activisme des lobbies de l'alcool et des industries de la nuit et de l'écoute dont ils bénéficient en France dans les sphères du pouvoir municipal, voire national.

Les villes de France s'exprimeront. On entendra ensuite Bruxelles, Barcelone, Lisbonne, Rome, Naples, et plusieurs autres villes d'Italie. Un manifeste européen sera présenté. Un large débat avec la salle conclura cette soirée.

Le programme détaillé de cette manifestation qui fait suite à la réunion publique du 10 février 2015 intitulée Nuisances nocturnes : une fatalité?

Le journal 20Minutes du 30 mai annonce l'évènement : Paris: Lisboètes, Barcelonais, Parisiens réunis pour lutter contre les nuisances nocturnes

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Le réseau "Vivre Paris !" dénonce l'attitude d'élus au "Conseil de la Nuit" à l'égard d'un de ses membres

3763107766Une délégation du réseau "Vivre Paris !" a participé le 11 mai à une réunion du groupe de travail « Tranquillité » du "Conseil de la Nuit", organisée par la mairie de Paris. Des élus étaient présents, dont Frédéric Hocquart, Conseiller délégué auprès du Premier Adjoint, chargé des questions relatives à "la Nuit", ainsi que des représentants de "l’économie de la nuit".
Durant cette réunion, un membre de notre délégation a été pris à parti violemment par les élus. Nous ne souhaitons pas nous taire sur ces incidents indignes de personnes censées représenter tous les parisiens quels qu'ils soient. C'est pourquoi "Vivre Paris !" vient d'adresser au représentants de la municipalité un courrier dont nous avons souhaité publier des extraits :
« Nous contestons la légitimité des vitupérations de Frédéric Hocquard de même que l’opportunité de la prise à partie, puis des cris, à l’encontre d'un représentant d’une association de riverains parisiens, responsable aussi du Réseau "Vivre Paris !", par ailleurs membre reconnu du Bureau de l’unique Fédération européenne d’associations de riverains... Continuer la lecture

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Anne Hidalgo annonce des moyens pour juguler les incivilités

Le journal Les Échos vient de publier un article sur la décision de la Maire de Paris de vouloir verbaliser massivement dès la rentrée d’automne les incivilités dont notre ville est devenue le théâtre. C’est ainsi que ce que Vivre le Marais et le Réseau "Vivre Paris !" dénonçent depuis des années tant en matière de malpropreté que des nuisances sonores et dépôts d’ordures sauvages serait enfin pris en compte de façon volontaire avec des moyens conséquents pour y parvenir.
Nous pensons que l'action avec les autres associations du réseau "Vivre Paris !" ne sont pas étrangères à ces décisions… Il est question de déployer 1.900 agents qui pourraient verbaliser. Une brigade d’« intervention spécifique » de 320 agents serait prévue, 145 d’entre eux œuvreraient le jour (06h00- 23h30), 100 autres agissant la nuit. Continuer la lecture

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Tranquillité du voisinage : une petite révolution juridique ?

cour_cassationSuite à un arrêt de la Cour de Cassation, une petite révolution juridique est en cours et elle nous avantage.
Il sera désormais beaucoup plus aisé de poursuivre un établissement dans la terrasse nuit à la tranquillité du voisinage.
« Jusqu'à présent, les bruits que fait la clientèle étaient, considérés comme "rattachables" à l'activité professionnelle du restaurateur. Un restaurateur ne pouvait donc être poursuivi pour ces bruits que sur le fondement de l'article R.1334-32 du code de la santé publique. Celui-ci impose d'avoir un sonomètre qui mesure, chez la personne gênée, l'émergence globale, c'est-à-dire la différence entre le niveau de bruit ambiant, comportant le bruit particulier en cause, et le niveau du bruit résiduel.
Dans un arrêt en date du 8 mars 2016, la Cour de cassation dit que les bruits que font les clients sont des "bruits de comportement", même s'ils ont pour origine une activité professionnelle.
En tant que tels, ils relèvent de l'article R 1337-7 du code de la santé publique et leur constat ne nécessite pas de mesure d'émergence acoustique.
La solution trouvée par la Cour de cassation est donc favorable aux victimes, puisqu'elle permet de verbaliser sans sonomètre, à l'oreille. » Elle permet de poursuivre plus facilement un restaurateur qui tolère du bruit sur sa terrasse.
Rafaele Rivais, journaliste au Monde, analyse cet arrêt sur son blog : Le restaurant, les fêtards et les « bruits de comportement »

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Troubles nocturnes à l'ordre public : police et mairie reconnaissent leur aggravation et évoquent de nouvelles mesures

Il semble que la préfecture de police de Paris ait enfin pris la mesure des désordres qui règnent la nuit dans de nombreux quartiers de Paris. Le "collectif des riverains du XIème", membre comme nous du réseau "Vivre Paris !", qui subit régulièrement les dérives nocturnes de fêtards qui viennent se saouler la nuit dans les rues Jean-Pierre Timbaud, des Trois Bornes, Oberkampf... a été reçu sous l'égide du Maire du XIe François Vauglin et de son adjoint Stéphane Martinet, par Serge Boulanger directeur-adjoint de cabinet du Préfet de Police, par le Directeur de la sécurité de proximité de Paris (DTSP 75) Pascal Le Borgne et par le Commissaire central de l'arrondissement Fabrice Corsaut.

On ne conteste plus désormais la gravité de la situation. Il était temps ! Déjà, en 2012, Mao Péninou alors chargé des "états généraux de la nuit" à l'Hôtel de Ville reconnaissait dans un entretien avec "Vivre le Marais !" que "la situation est devenue hors de contrôle". On est dans ces quartiers confrontés depuis plus de quatre ans à des comportements qui mêlent tapage, dégradations de l'environnement, bagarres souvent violentes, agressions féminines et pour finir comas éthyliques d'individus gisant sur le trottoir, dans le vomi, l'urine et des résidus d'alcool. Continuer la lecture

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Les étalages des places Saint-Michel et Saint-André des Arts

Deux associations du 6e arrondissement, SOS Bruit 6ème et Avenir Quartier Latin, écrivent à la Direction de l'Urbanisme pour attirer son attention sur les étalages et terrasses qui envahissent la place Saint-Michel et la place Saint-André des Arts, réduisant d'autant l'espace dévolu aux piétons. Elles ont mis les maires du 5ème et du 6ème arrondissement en copie de leur courrier ainsi que les 3 Adjoints de la Mairie au commerce, au handicap, à l’espace public.

place_st-michel_1Place Saint-Michel place_st-michel_2Place Saint-Michel
place_st-andre-des-arts_1Place Saint-André des Arts place_st-andre-des-arts_2Place Saint-André des Arts
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Projet d'aménagement de la place de la Contrescarpe (5ème)

Un cheminement sécurisé pour les seuls piétons, et des écrans délimitant les terrasses demandés comme préalables à la création d'une "zone de rencontre", place de la Contrescarpe.

La place de la Contrescarpe, entourée de vieilles maisons, est fort sympathique. Autrefois, elle vivait avec ses commerces au rythme d'un village. À partir des années 1970, ces commerces ont été remplacés par des cafés, bars et restaurants. Tour à tour, une graineterie, une crèmerie, une boulangerie, une droguerie, un marchand de légumes, une boucherie et un traiteur-charcutier ont ainsi disparu. Les soirs et les week-ends des gens sont venus, de plus en plus nombreux. Et la lutte pour le territoire entre les terrasses et les habitants a commencé. Elle dure donc maintenant depuis un demi-siècle. Continuer la lecture

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Transfert de compétences police-mairie : le Réseau écrit au Préfet de Police

pref_police_logoLe Réseau "Vivre Paris!" a écrit au Préfet de Police pour manifester sa plus grande réserve vis-à-vis de l’hypothèse d’un transfert de compétences de la police de la tranquillité publique comme le souhaite Anne Hidalgo, Maire de Paris. (notre courrier adressé au Préfet de Police)
Nous observons que d’un côté, la police parisienne détient des savoir-faire dont nous avons eu la preuve pendant de longues années. Que, d’un autre côté, la politique de la Ville de Paris pour le développement de l’économie de la nuit parisienne est dangereuse en termes de tranquillité et de santé publiques, notamment parce que tout ce qui a été réalisé depuis 2010 démontre une intention marquée de marginaliser l’application des lois qui permettraient d’endiguer les nuisances nocturnes.
L’alcoolisation et les nuisances ne cessent de croître à la fois en niveau sonore et en nombre de sites affectés. Dans nos associations, nous recevons de très nombreux témoignages de nos adhérents et plus largement de tous les parisiens victimes des nuisances nocturnes.
Qu'en sera-t-il demain si la Mairie de Paris est en charge de la tranquillité publique ?

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"Le quartier change, il faut vous y habituer, ou alors partir"

Un témoignage d'un habitant de Ménilmontant contraint de déménager...
Je vis à Ménilmontant depuis plus de quinze années.
Depuis quelques années j’observe l’arrivée d’entrepreneurs soucieux d’attirer une clientèle sans se préoccuper, ni du quartier, de son histoire,ni evidemment de ses résidents.
Pour connaitre l’importance de certains cafés historique du quartier et de leur rôle dans la vie de Menilmontant, lorsque j’entends un patron de café-restaurant s’installant près de chez moi me dire : "Le quartier change, il faut vous y habituer, ou alors partir », me répondant « étude de marché » lorsque je parle de voisinage... je réalise que quelque chose est en train de changer. Et je suis pas sûr que ce soit dans le bon sens. Il suffit d’ailleurs pour s’en rendre compte de réaliser que l’on sera réveillé durant la nuit quel que soit le jour de la semaine, au moins 4 ou 5 fois.
Qu’en parallèle, la mairie semble heureuse de ce bar à ciel ouvert qu’est devenu Ménilmontant, lui permettant de rivaliser avec d’autres capitales en tant que lieu si festif et si convivial. Et par conséquence laissant faire une situation, oubliant par là qu’elle est aussi la garante du vivre ensemble. Une notion à l’évidence un peu perdue de vue.
Pour ma part, je m’incline devant ce patron qui me conseillait de partir, et par là même devant les autorités.
Je déménage.
Bon courage.
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Les arbres gênent ma terrasse? Pas de problème, je les coupe!

Abattre deux arbres pour faire toujours plus de profit. Voilà ce qu’a fait le café les Trois Maillets qui se situe à l’angle de la rue Saint-Denis et de la rue de la Cossonnerie dans le 1er arrondissement.
Cet établissement est par ailleurs en totale infraction par rapport à son autorisation de terrasse* et a agrandi illégalement sa terrasse. Et comme les arbres gênaient, l'exploitant les a tout simplement coupés!
* pour information, les autorisations de terrasses accordées par la Direction de l'Urbanisme sont consultables en ligne. Continuer la lecture

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Canal Saint-Martin : résultats des mesures de bruit réalisées par Bruitparif

Bruitparif vient de publier les résultats des mesures de bruit réalisées à proximité du canal Saint-Martin entre mai et août 2015. (lire l'étude complète)

Ces mesures permettent d'objectiver et de documenter l'impact sonore de l’activité humaine sur les berges du canal Saint-Martin qui génère des niveaux sonores élevés en façade des bâtiments riverains du canal. Le niveau moyen sur la période nocturne (22h-6h) dépasse très souvent 65 dB, niveau considéré comme critique la nuit. Sur la période 22h-2h, ces niveaux moyens peuvent même atteindre 70 dB certains soirs. Le week-end notamment, les niveaux de bruit sont plus importants en soirée et la nuit qu’en journée. A partir du début de soirée (19h), c’est essentiellement le bruit de fond qui augmente en lien avec l’apparition d’un « brouhaha » dans la rue.

Les mesures ont également mis en évidence, entre 20h et 1h30 du matin, un impact sonore significatif des basses fréquences (notamment dans la bande d'octave 63Hz) au sein de la cour intérieure des immeubles qui sont proches du Comptoir Général qui diffuse de la musique amplfiée.

Les nuisances sonores dans le secteur du Canal Saint-Martin ne sont pas du domaine du ressenti mais sont bien réelles comme les éléments objectifs fournis par cette étude approfondi. Le Réseau "Vivre Paris!" demande que tous les acteurs du quartier s'appuient sur ces données factuelles et incontestables pour améliorer l’environnement sonore et de ménager la tranquillité des riverains du Canal Saint-Martin.

Il est à noter que les résultats du mesurage autour du Canal Saint-Martin sont cohérents avec ceux de qui ont été faits en 2012 par Bruitparif dans le quartier Jean-Pierre Timbaud (voir bilan des mesurages).

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Bruit : mesurage et mesures

Le Parisien du 9 décembre publie un article qui cite "une étude menée à travers la planète" selon laquelle "parmi les villes européennes les plus bruyantes, Paris arrive en deuxième position, juste derrière Naples". Ce problème n'est pas uniquement parisien. En effet selon la même étude "il apparaît en effet que nous sommes le troisième pays où les habitants des grandes villes se trouvent en moyenne le plus exposés au bruit".
Les conséquences du bruit sur la santé sont bien connus (voir notre article). Afin de lutter efficacement contre le bruit une objectivation des nuisances est nécessaire. Elle passe par des mesurages des niveaux sonores et des analyses précises selon les moments de la journée et de la nuit, la fréquence des bruits, leurs causes, les émergences... Continuer la lecture

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Projet de loi santé : peut mieux faire

Assemblée NationaleLe projet de loi de modernisation de notre système de santé est en discussion au parlement (lire le rapport complet).

L'article 11ter nous intéresse tout particulièrement. Il prévoit que les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé, dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert, doivent être exercées de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains.
Et puis plus rien sur les riverains et tout spécialement sur les riverains exposés à des nuisances provenant de la voie publique. Continuer la lecture

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Le Réseau "Vivre la Ville!" reçu par la Direction Centrale de la Sécurité Publique

ministere_interieurQuatre membres du Réseau "Vivre la Ville!" représentant des associations de Nantes, Paris et Strasbourg ont rencontré le 19 novembre le Directeur Central de la Sécurité Publique au ministère de l'Intérieur.
Ce rendez-vous, pris de longue date, a été maintenu malgré les attaques tragiques que le pays a subies. Nous en remercions nos interlocuteurs.

Les enseignements principaux de cette réunion :
Nous avons été invités à nous tourner :

- vers nos interlocuteurs locaux et particulièrement les mairies, par le biais de pétitions notamment, car elles ont sur l'ensemble du territoire des pouvoirs de police. De plus elles sont préoccupées de satisfaire leurs électeurs. Les maires ne sont pas soumis à une autorité nationale et leur action ne peut finalement être contrainte que par le biais d'actions en justice mettant en cause leur responsabilité.
- vers nos commissariats, car la police nationale a aussi des pouvoirs pour constater les mêmes infractions.

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Le Réseau "Vivre Paris!" solidaire

jesuisparisLe Réseau "Vivre Paris!" est un collectif d'associations qui œuvrent à leur humble niveau pour la citoyenneté et pour la démocratie participative.

Le Réseau "Vivre Paris!" se joint à l'élan de solidarité nationale. Nos pensées vont vers les familles des victimes. Et nos souhaits de rétablissement et de reconstruction sont adressés aux nombreux blessés.

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Échanges de qualité avec le Directeur des Transports et de la Protection du Public

Vendredi 13 novembre, une délégation du Réseau "Vivre Paris !" (Accomplir, Canal Saint Martin, Collectif Riverains, Droits du Piéton, Vivre le Marais !) a rencontré Jean BENET, Directeur des Transports et de la Protection du Public (DTPP) à la Préfecture du Police de Paris.

Le but de cette réunion étant de mieux se connaître et de collaborer afin de pouvoir progresser en commun sur les questions qui nous préoccupent, notamment sur le fait que nos associations sont souvent mal considérées par les faiseurs de nuisances nocturnes car nous sommes pour la fête mais avec respect des lois et des règlements, ce qui crée de l'hostilité à notre encontre voire de la violence.

Nous insistons sur les difficultés que nous rencontrons au sujet des compétences respectives de la Préfecture de police et de la Mairie et de la Préfecture de Paris favorisant le « jeu de ping-pong » entre les interlocuteurs des différentes administrations lorsque nous les interrogeons. J. Benet citant le Ministère de l'intérieur rappelle que « le Maire est responsable et donneur d'ordre quand l'exécution et la mise en œuvre sont du ressort de la Préfecture de police ». Ainsi la Mairie de Paris ne peut pas organiser une manifestation sans que la Préfecture de police puisse l'accompagner sur les questions de sécurité notamment. La Préfecture de police assure l'ordre public et la sécurité de la population. Continuer la lecture

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Subventions de la mairie de Paris : open bar

Dans un précédent article (Tout ça pour ça) nous trouvions "assez symptomatique de voir tous ces membres du lobby de la nuit claquer la bise aux élus et tout ce petit monde se tutoyer". Nous ajoutions que "les riverains sont les victimes de cette trop grande proximité". Les riverains, mais aussi les contribuables, comme le montre cet article du Parisien (Paris débloque 3M€ pour les salles de musiques actuelles).

Un des bénéficiaires des largesses de la Ville (avec l'argent des contribuables) n'est autre que la Bellevilloise de M. Barillet, fondateur des Pierrots de la Nuit et un des auteurs du rapport qui se trouve sur le site du MAEDI et qui juge que l'action des associations d'habitants est "dommageable". Continuer la lecture

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Les conséquences des bruits nocturnes sur la santé

Bruit_oreilleLe grand direct de Thomas Joubert (Europe 1) a consacré une partie de son émission du 9 novembre aux conséquences du bruit nocturne sur le sommeil et sur la santé. Mme Fanny Mietlicki, Directrice de Bruitparif, répondait aux questions du journaliste.
Cette émission mentionne les bruits proches des aéroports mais la problématique est la même dans les centres-villes où l'origine des bruits est différente mais les conséquences sont les mêmes.
La liste des troubles générés par le manque de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité est longue :
- diminution de la bonne santé
- risques cardio-vasculaires accrus
- retard d'apprentissage chez les enfants
- hypertension artérielle (et donc risque d'infarctus)
- fatigue accrue pouvait entrainer des difficultés de concentration au travail, de l'absentéisme, des accidents du travail ou sur la route

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Plus il y a de piétons sur l’espace public parisien, moins ils ont de place pour circuler

Une nouvelle démonstration de la devise de la Mairie de Paris en matière de voirie : "Plus il y a de piétons sur l’espace public parisien, moins ils ont de place pour circuler".

Les Droits du Piéton, association membre du Réseau "Vivre Paris!", écrivent à Bruno Juilliard, Premier Adjoint à la Mairie de Paris.

Monsieur le Premier Adjoint,

Malgré les assurances fournies par votre Directeur de Cabinet l’installation des manèges sur le rond-Point des Champs-Élysées pour le Village de Noël 2015 démontre qu’aucune disposition n’a été prise pour « garantir des cheminements piétons adaptés aux flux du public important qui se rend sur cette manifestation et d’assurer la sécurité de celui-ci ».

C’est même tout l’inverse puisqu’un manège occupe la quasi totalité de l’espace sur le terre-plein sud, côté pair, soit plus que l’année dernière au même endroit, ce qui constituait déjà une entrave dangereuse au cheminement. Continuer la lecture

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Mensonges sur "l'antériorité" pour éviter la possible réforme de la gestion des nuisances sonores nocturnes

L’antériorité est l'un de ces serpents de mer qui menacent la protection des riverains contre les nuisances nocturnes liées au développement de l’économie de la nuit. Elle est aujourd’hui appelée pour justifier l’abandon aux nuisances de quartiers prétendument festifs, alors qu’il faudrait réformer la gestion de ces nuisances avec de nouveaux outils offerts par les technologies, qui permettraient d’optimiser l’action des autorités publiques.

Essayons d’y voir clair. Continuer la lecture

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Nuisances sonores et la règle de l'antériorité

Vivre le Marais a ouvert involontairement la boite de Pandore en publiant un article intitulé "Supplique d'une famille de riverains de la place de la République à Mme Anne Hidalgo..." . Dans cet article une famille habitant place de la République témoigne sur on quotidien depuis la modification de la place et son appropriation par la Mairie de Paris qui y organise de nombreux évènements particulièrement bruyants. (lire leur supplique)
Raphaëlle Rivais dans son excellent blog (SOS Conso) écrit un article ("Bruit : tendez l’oreille, avant de déménager !") dans lequel elle laisse entendre que les victimes du bruit n'auraient pas dû venir habiter place de la République. La règle de l'antériorité, chère à Mme Mazetier, député PS et à Culture Bar-Bars, pointe son vilain nez. Raphaëlle Rivais a, depuis, publié un nouvel article intitulé ("Le bruit et la règle de l’antériorité") dans lequel elle précise les règles en la matière. Continuer la lecture

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Conseil de la Nuit : "tout ça pour ça?"

clubbingLa séance plénière du Conseil de la Nuit a eu lieu le 21 octobre. Pour les riverains le compte n'y est pas. Le "tout pour la fête" continue. En début de séance il était assez symptomatique de voir tous ces membres du lobby de la nuit claquer la bise aux élus et tout ce petit monde se tutoyer. Les riverains sont les victimes de cette trop grande proximité.

Le Réseau "Vivre Paris!" a bénéficié d'un temps de parole de cinq minutes (lire notre intervention) et a fait à chaud une critique point par point des propositions de la Mairie de Paris.

Les annonces faites par M. Hocquard ne nous satisfont pas comme le détaille notre analyse.

Il se confirme que la Ville n’offre pas un projet de Ville durable, ne regarde pas en face les désastres annoncés d’une nuit qui se prolonge toujours plus, pour un nombre de noctambules croissant et avec un nombre croissant de salariés obligés de travailler la nuit. Une nuit qui déborde sur la voie publique. Une nuit qui, par l’enthousiasme de nos élus à la promouvoir et à brider l’application de la réglementation normalement applicable, fait le nid de comportements antisociaux. On en paie déjà les frais. Avec des effets sur la Santé pour les riverains voisins des établissements, les salariés de la nuit, les noctambules frappés par l’addiction à l’alcool. Ce n’est qu’un début. Mais tout ce que nous avons dit pendant les groupes de travail sur ces risques qui n’engagent pas que les riverains, mais la société toute entière reste ignoré par la Ville, à tout le moins tellement marginalisé qu’il y a une contradiction flagrante entre les proclamations de nos élus pour le développement durable et leurs actes.

Dès lors, nous sommes certes d'accord avec certaines mesures telle la campagne contre l'hyper alcoolisation ou les conduites à risques, mais qui pourrait être contre ? Continuer la lecture

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Notre analyse du bilan concernant le dispositif des Pierrots de la Nuit

Coopaname rapportEn juin 2015, la Ville de Paris a demandé au cabinet Coopaname de réaliser une « Étude de bilan concernant le dispositif des Pierrots de la Nuit ». Le Réseau "Vivre Paris!" a analysé de près cette « étude de bilan » et propose ses commentaires détaillés, page par page. Nos commentaires sont issus d’annotations collectivement discutées par les associations qui composent le Réseau.

Après examen attentif, il apparaît que ce qui devrait constituer une « évaluation » n’est en réalité qu’une « étude alibi » qui tente de légitimer un processus totalement inapproprié.

Pourquoi ce n’est pas une évaluation et pourquoi les résultats sont-ils aussi décevants ? Continuer la lecture

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Histoire vraie sur l'impunité des bars

imagesQuand la justice ne peut atteindre un exploitant habitué à passer entre les mailles du droit.

Ce qui suit relate une histoire vraie rapportée par les riverains victimes des nuisances.
Elle montre que la Justice n’est ni sourde ni aveugle aux plaintes des riverains dont les nuits et la santé sont perturbées par les nuisances sonores des bars. Mais elle est impuissante à imposer le respect élémentaire des règles de notre société à un exploitant de bar qui a pris l’habitude de s’en affranchir pendant des années en toute prospérité jusqu’à ce que son voisinage obtienne I’intervention du Bureau d’action contre les nuisances de la Préfecture.
« Les interventions multiples de l’administration, aussi intéressantes que restées pratiquement sans suites ... ont participé manifestement à encourager M. X à se maintenir dans son statut d’impunité, plus qu’elles n’ont servi à le dissuader de mettre un terme à son fonctionnement délinquant. » : c’est un jugement de notre République française qui le dit, avant de condamner ledit exploitant.
Mais l’ultime intervention de la Préfecture et le jugement qui s’en est suivi ont mobilisé les moyens du service public en pure perte : les victimes continuent de subir les nuisances. Continuer la lecture

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Les habitants exclus du débat sur l'animation nocturne des villes

nuageSelon le rapport publié sur le site du Ministère des Affaires étrangères et du Développement internationale (MAEDI) et co-rédigé par Renaud Barillet (des Pierrots de la Nuit et de la Bellevilloise, entre autres) et Frantz Steinbach (également des Pierrots de la Nuit) l'attitude des riverains est "dommageable". Pour rédiger leur rapport les auteurs ont auditionné 51 personnes mais aucun riverain. Selon le même Renaud Barillet, cité par le Parisien, la raison est simple : "Pas de riverains auditionnés car ce n’est pas le sujet." M. Barillet rêve certainement d'une ville, vidée de ses habitants-citoyens au comportement "dommageable" et entièrement livrée à ses amis partenaires du lobby de la nuit et à leurs clients.
Est-ce bien le modèle de vie durable que prône la Mairie de Paris? Une ville dans laquelle les habitants n’ont pas droit à la parole ? Pour le cadre de vie des habitants le mot d'ordre est : circulez (en d'autres termes : "taisez-vous ou partez à Rodez"), vous n’êtes "pas le sujet" ! Continuer la lecture

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Les fêtards gâtés par la Mairie de Paris

Dans le Monde du 15 octobre 2014 la Ville reconnaissait être confrontée à un "besoin de financement" de 400 millions d'euros. Or, un an plus tard les subventions pleuvent :

  • 205.900 € regroupés au profit de 32 associations et SARL au titre d'une aide à la diffusion de spectacles vivants à Paris
  • 45.000 € au profit de "10 structures au titre de l'aide à des projets musicaux"
  • 20.000 € pour le collectif "Culture Bar Bars" dont le nom est en soi tout un programme
  • les "Pierrots de la Nuit" bénéficient une fois de plus des largesses de la Mairie de Paris : 40.000 € de plus leur sont distribués. L'un des dirigeants des Pierrots et industriel de la nuit est Renaud Barillet, l'un des auteurs du rapport du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international qui propose une série de mesures en faveur des bars, qui priveraient les riverains de leur droit de se plaindre d'une atteinte à leur tranquillité. On est en plein dans un conflit d'intérêt !

A lire l'article de nos amis de Vivre le Marais!, membres du Réseau "Vivre Paris!" : Automne 2015 : c'est le déluge .... de subventions aux associations à la Mairie de Paris !
La double peine pour les Parisiens dont les impôts servent à aider ceux qui vont les empêcher de dormir.

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Les ambiguïtés d'Anne Hidalgo sur la protection de la tranquillité publique

Madame Hidalgo a déclaré à la presse se différencier du ministère du tourisme et ne pas partager "le fantasme d'une ville entièrement dédiée à un tourisme consumériste", nous rappelle un certain volatile palmé dans son numéro du 30 septembre!
La formule est "ciselée", comme le dit le Canard, et à l'adresse d'élus communistes de son camp. Apparemment. Car la formule est, en réalité, mensongère si l'on considère que le mot "entièrement" portait une amplification de style. Elle est trompeuse si le mot a été utilisé dans son sens littéral.
Pour prétendument réguler l'économie de la nuit, la Ville de Paris soutient financièrement (subventions généreuses) et tend à donner un rôle essentiel à des associations qui nagent en plein conflits d'intérêts, comme l'ont très bien expliqué par ailleurs "Vivre le Marais !" et "Vivre Paris !" (AMUON -Pierrots de la nuit - et Culture Bar-bars). Continuer la lecture

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Les Réseaux “Vivre Paris!" et “Vivre la Ville!" écrivent au Ministre des Affaires étrangères

Laurent FabiusMonsieur le Ministre,

Un rapport inquiétant intitulé Pôle d’excellence touristique : 22 mesures pour faire de la vie nocturne un facteur d’attractivité à l’international a été publié sur le site du ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Les auteurs en sont Renaud Barillet (fondateur et directeur de la Bellevilloise), Frantz Steinbach (fondateur des Pierrots de la Nuit), Solène Clappe-Corfa (administratrice des Pierrots de la Nuit) et Michel Durrieu (responsable du pôle tourisme de la direction des entreprises et de l'économie internationale au sein du MAEDI).

Partial, partisan et tronqué, tels pourraient être les adjectifs qui caractérisent le contenu du rapport rédigé sur commande du MAEDI. Continuer la lecture

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Le Docteur Bertrand Lukacs réagit aux 22 propositions du MAEDI

Imaginons que le ministère de la Santé demande à des « experts » travaillant pour et payés par l'industrie du médicament de faire un rapport sur le développement possible de l’économie du médicament. Pensez-vous un instant que ce rapport puisse être neutre et équilibré et qu’il puisse traiter avec rigueur des risques liés à la surmédicalisation, à l’auto prescription et aux effets secondaires ? Probablement pas et vous avez raison.
Sauf que cette situation n’existera jamais, car dans cette configuration, le conflit d’intérêt est tellement évident qu’il sera immédiatement dénoncé.

Ce qui me stupéfie, ce n’est pas que Monsieur Barillet* écrive du Monsieur Barillet, mais c’est bien que des responsables politiques de haut rang puissent être à ce point aveugles, ou pire pas aveugles du tout, sur ce formidable conflit d’intérêt rendant ce rapport parfaitement tendancieux, asymétrique et dénué de toute valeur. Continuer la lecture

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Une feuille de route qui mène droit dans le mur

rapport_maediNous découvrons avec stupéfaction, sur le site officiel du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI), un document, dont la date de rédaction n'est pas précisée, qui présente 22 MESURES POUR FAIRE DE LA VIE NOCTURNE UN FACTEUR D’ATTRACTIVITE TOURISTIQUE A L’INTERNATIONAL

Cette « feuille de route finalisée » vise à un développement de l’activité nocturne festive dans une optique libérale décomplexée et exclusivement mercantile. Elle est signée :
Fédérateurs : Renaud Barillet, Frantz Steinbach
Coordination : Michel Durrieu
Rédaction : Emilie Babut, Solène Clappe-Corfa

Clairement, il n’est aucunement choquant que des positions sur la perspectives de développement économique s’expriment publiquement. Mais la publication de telles positions par un ministère en tant que « rapport » est, elle, particulièrement choquante quand l’action lobbyiste avance masquée pour entrer en contradiction totale avec la législation, la politique de santé publique et la construction d'une société durable. Continuer la lecture

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AGI-SON sourd aux arguments de BruitParif et de l'ORS (IdF)

Bruitparif et l'Observatoire Régional de Santé (ORS) d'Île-de-France viennent de publier lettre ouverte, en réaction aux déclarations d'AGI-SON dans le cadre de l'examen par le Parlement du projet de loi de santé et notamment de l'amendement n°AS 1656 stipulant que "les activités impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé, dans tout lieu public ou recevant du public, clos ou ouvert sont exercées de façon à protéger l’audition du public et la santé des riverains."

Les auteurs de cette lettre ouverte ont jugé nécessaire de faire une mise au point sur le contenu de l’étude Bruitparif/ORS IdF 2015, citée par AGI-SON dans ses déclarations, afin d’éviter tout risque de mauvaise interprétation.

Voir aussi la page Actualités du site de Bruitparif

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22 mesures pour faire de la vie nocturne un enfer

rapport_maediParis est la première destination touristique mondiale. Mais cela ne suffit pas au MAEDI (ministère des Affaires étrangères et du Développement international) qui a commandé un rapport afin de "développer et promouvoir la vie nocturne française". Le titre du rapport : 22 mesures pour faire de la vie nocturne un facteur d’attractivité touristique à l’international. Ou 22 mesures pour rendre les villes invivables la nuit?

Petit florilège de ce rapport qui "n’engage que ses auteurs" et qui "fera l’objet d’un examen par le Ministre". Il est cependant publié sur le site du MAEDI, ce qui lui confère un certain poids. Or, il s’appuie sur des données partiales et ouvre des perspectives inacceptables.

"La concurrence d’autres capitales nationales ou régionales comme Berlin, Londres ou Barcelone, qui ont développé des stratégies de communication offensives sur le thème de la nuit, est très forte. Se décrivant comme « des villes qui ne dorment jamais », accueillantes et ouvertes sur le monde, elles sont des destinations privilégiées de touristes européens dès le vendredi soir."
L'objectif est, en réalité, de faire de Paris en priorité, une ville qui ne dort jamais, c'est-à-dire une ville dont les habitants ne dorment jamais. Pour mémoire, M. Le Ministre, le sommeil est un besoin et la privation de sommeil est un mode de torture très efficace. Est-ce bien ce que vous souhaitez infliger aux Parisiens et, dans la logique du rapport, aux habitants de bien d’autres villes françaises ? Continuer la lecture

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A vendre : nuit parisienne. S'adresser au ministère des Affaires étrangères.

Nuit à vendreUn rapport inquiétant sur la vie nocturne à Paris publié sur le site du ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Les auteurs en sont Renaud Barillet (fondateur et directeur de la Bellevilloise), Frantz Steinbach (fondateur des Pierrots de la Nuit), Solène Clappe-Corfa (administratrice des Pierrots de la Nuit) et Michel Durrieu (responsable du pôle tourisme de la direction des entreprises et de l'économie internationale au sein du MAEDI).

Partial, partisan et tronqué, tels pourraient être les adjectifs qui caractérisent le contenu du rapport rédigé sur commande du Ministre des Affaires étrangères, et intitulé « Pôle d’excellence touristique : 22 mesures pour faire de la vie nocturne un facteur d’attractivité à l’international ».

Nous nous sommes en effet procuré ce pensum à la gloire des fêtes nocturnes en France mais surtout à Paris, rédigées par des experts dont nous avions révélé qu’ils comprenaient des industriels de la nuit et les représentants de l'AMUON, cette association qui emploie les "Pierrots de la Nuit". Continuer la lecture

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Et l'accessibilité sur les trottoirs parisiens, Mme Hidalgo?

Les élections régionales approchent... Anne Hidalgo fait un discours pour les handicapés + une jolie photo. Nous sommes sûrs que ces mêmes handicapés préfèreraient pouvoir circuler sans entraves dans Paris.

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Pierrots de la Nuit : traversée nocturne de Paris dans l'indifférence générale

Photo : Pierrots de la NuitLes "Pierrots de la Nuit" ont participé les 17 et 18 septembre à un "rendez-vous européen avec la nuit". Le Réseau "Vivre Paris!" n'a pas été invité en tant que personnalité qualifié, ce qui montre le mépris de ces Pierrots, qui vivent des subventions de la Ville, à l'égard des habitants, qui sont les premières victimes des nuisances sonores nocturnes générées par les bars et leurs clients. Des rencontres qui comportaient une "traversée nocturne" organisée par les Pierrots de la Nuit, "l’Eurocouncil of the Night", autre comité créé par les Pierrots pour "exporter leur expertise" et le CSCAD (Chambre Syndicale des Cabarets Artistiques et Discothèques). Continuer la lecture

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La charte de Culture Bars-Bars : une farce

Stp au bruit"Différentes villes de France, dont Paris et Nantes, visent à promouvoir l’action d’une association dénommée "Culture Bars-Bars", qui est présentée comme la structure qui permettrait le mieux de fédérer les petits établissements qui échappent à l’emprise des grands syndicats des professionnels de l’économie de la nuit. Ce, aux côtés de l’action des "Pierrots de la Nuit" qui se développe sous l’égide de l’AMUON, autre association promue par la Ville de Paris.
L’idée de fédérer ce qui ne l’est pas encore parait intelligente.
Mais quand on voit s’ajouter aux aberrations des "Pierrots de la Nuit" (voir notre article précédent), la farce de la charte créée par la nouvelle gouvernance de "Culture Bars-Bars", on se dit que les dés sont pipés, que les villes qui promeuvent ces associations subventionnées sur les impôts de chacun, et donc également des victimes des nuisances, font entrer par la fenêtre le loup auquel elles prétendent fermer la porte.

Que l’on en juge :
1/ La charte dit :
"Actuellement, alors que les cafés sont des lieux de prédilection pour leurs premières scènes, nous ne pouvons accepter librement et légalement des groupes amateurs."

Le Réseau "Vivre Paris!" rétorque :
On marche sur la tête : les textes visant à protéger les riverains des nuisances sonores n’ont pas à prendre en considération le caractère professionnel ou amateur des bruiteurs. La raison en est simple : le bruit a le même impact sur la santé dans les deux cas de figure. Suggérer qu’il faut être gentil avec les amateurs qui pourraient un jour devenir des professionnels en empêchant les victimes de se plaindre quand ils se produisent tient de l’intoxication.

2/ La charte dit :
"L’adaptation de la loi anti-bruit aux spécificités des lieux :
Une démarche informative des pouvoirs publics en direction des riverains sur le principe d’antériorité de la loi lorsque ces derniers s’installent à proximité d’un établissement en activité (prise en compte et acceptation de certaines contraintes).
"

Le Réseau "Vivre Paris!" rétorque :
Encore une fois, on tente de nous faire le coup de l’antériorité de la présence des établissements pour vouloir interdire aux riverains récemment installés dans un quartier que ces établissements perturbent de s’en plaindre. Voici quatre ans que des parlementaires et élus de la Ville de Paris ou d’autres encore (proposition de loi Mazetier notamment, plus récemment une proposition ambiguë de Mme Royal auprès du Conseil National du Bruit) essaient de mettre ainsi l’estocade à ceux qui se débattent pour redonner à leurs quartiers saturés de décibels un caractère vraiment habitable. Objectif : les mettre en minorité, ce qui est en soi inacceptable pour la même raison qu’en 1/, c’est de santé que l’on parle ! Et quand tous les riverains ayant l’antériorité par rapport aux établissements seraient décédés ou auraient déménagés, que se passerait-il ? Le quartier serait muséifié, déséquilibré, car on ne fait pas une ville attractive et durable avec des poulaillers à touristes.

Bien sûr, il y a dans la charte d’autres propositions avec lesquelles les riverains peuvent être en accord. Mais, si on prenait la charte comme une référence pour réguler les quartiers, les deux points que nous dénonçons suffiraient à tout gâcher.

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L'alcoolisation massive et ses conséquences

De plus en plus de Français se disent gênés par les comportements liés à la consommation excessive d'alcool selon une étude mentionnée dans un reportage sur France 2 du 23 juillet 2015 : nuisances sonores nocturnes, dégradations sur la voie publique, agressions, bagarres et déchets de toutes sortes...

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Le Canal Saint-Martin, haut lieu de l'alcoolisation parisienne

Un reportage de France 2 sur les troubles générés par les fêtards alcoolisés subis par les riverains : bruits, déchets... Le Dr Bertrand Lukacs, président de l'Association des Riverains du Canal Saint-Martin (membre du Réseau "Vivre Paris!") témoigne.

Un riverain témoigne. Il a été contraint de déménager.

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Des dangers des Pierrots de la Nuit et de la nécessité de mesurages objectifs des nuisances sonores nocturnes

sonomètreIl n’est plus possible de tolérer que l’argent public alloué par la municipalité à la régulation des nuisances nocturnes soit attribué aux artistes et médiateurs de l’association AMUON (Association de Médiation pour un Usage Optimal de la Nuit) qui a créé les « Pierrots de la nuit ». Leur inefficacité est patente et la place quasi institutionnelle qu’ils ont peu à peu grignotée les a même conduits à agir contre les intérêts des victimes des nuisances.
Il est aujourd’hui possible d’organiser un système de prévention et de traitement des quartiers dont le niveau sonore nocturne dépasse les seuils admis par l’Organisation Mondiale de la Santé par des mesurages objectifs réalisés automatiquement par des appareils. C’est là manifestement que se trouvent les solutions les plus prometteuses et économiquement réalistes.

Lire notre analyse : "Comprendre les dangers du système des Pierrots de la Nuit (AMUON) et agir sur les nuisances nocturnes grâce à des mesurages objectifs des niveaux sonores"

La position actuelle du réseau « Vivre Paris ! » :
1° - Si la Ville estime ne pas pouvoir attribuer la somme nécessaire à la réalisation de mesurages en plus de la subvention annuelle accordée à l’AMUON :
- que le financement public accordé par la Ville à l’AMUON soit à l’avenir dédié à une mission de mesurages confiée un organisme spécialisé, et ceci dans un nombre significatif de quartiers.

2° - Si la Ville estime pouvoir ajouter le prix des mesurages par un organisme spécialisé au budget déjà consacré à l’AMUON :
- que les actions de cette association soient ciblées sur un nombre restreint de quartiers, pour permettre une continuité et un suivi indispensables pour prétendre agir.

3° - En toute hypothèse, nous demandons que ce budget attribué à un organisme spécialisé de mesurage retenu par appel d’offres de marché public ou une subvention soit :
- voté par le Conseil de Paris des 29 et 30 juin au plus tard d’une part,
- égal à la subvention votée en 2015 pour l’AMUON sans que l’évaluation prévue ait été réalisée d’autre part.

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