Le Réseau "Vivre Paris!" est et reste un réseau

Certaines personnes ont reçu des messages annonçant la création d'une Association "Vivre Paris!". Cette création n'est nullement le fait du Réseau “Vivre Paris!” dont les membres sont des associations. (voir rubrique qui sommes-nous). Ces 31 associations n’ont pas été consultées en tant que telles lors de la création de l’association "Vivre Paris!". Cette création est une initiative personnelle de quelques personnes isolées qui prônent une coopération renforcée avec la Mairie de Paris et qui utilisent le nom "Vivre Paris!" afin de semer la confusion.
Il n’y a pas de “transformation" ni de “substitution" du Réseau “Vivre Paris!”. L'association "Vivre Paris!" ne saurait remplacer le Réseau “Vivre Paris!”. Le Réseau “Vivre Paris!” existe depuis 2010. Le Réseau “Vivre Paris!” continuera à exister tant que ses membres le souhaiteront.

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4ème congrès du Réseau Européen « Vivre la Ville ! » : Bruxelles - 23 au 25 mars 2018

Les nuisances sonores constituent l’une des principales atteintes à la qualité de vie et à la santé des habitants des villes. Les politiques publiques relatives à la lutte contre le trafic routier en tiennent compte. Cependant, une source de nuisances grandissante reste complètement marginalisée par les programmes politiques : la pollution sonore nocturne qui affecte les habitants des quartiers touristiques et « festifs ».
Trop d’élus et d’administrations ne prennent pas au sérieux le fait que les conditions de repos des citoyens sont perturbées et leur santé gravement fragilisée en raison d’une densité importante de bars dans leur quartier ou à cause d’activités touristiques ou événementielles.
Si la consommation nocive d’alcool prétend être quelque peu traitée, les tapages et l’accaparement privatif de l’espace public pour boire, déposer des déjections ou se livrer à des dégradations sont, eux, considérés comme anodins. Leurs répercussions budgétaires sur les finances publiques sont glissées sous le tapis.
Pire, de façon sidérante, différentes villes d’Europe se structurent afin de promouvoir un nouveau dogme : celui d’une ville en action 24h/24, fondé sur une prétendue équivalence du jour et de la nuit, évidemment contredite par toutes les données médicales sérieuses, mais fortement soutenue par l’industrie de la nuit dont le lobby est puissant.
L’aveuglement des politiques publiques, en Belgique comme dans la plupart des États européens, inquiète un nombre grandissant de citoyens représentés par des associations d’habitants de mieux en mieux coordonnées entre elles, car réunies au sein du Réseau Européen « Vivre la Ville ! ».
Certes, la ville doit être animée, mais elle doit rester habitable. Le 4e congrès du Réseau Européen « Vivre la Ville ! » se tient à Bruxelles du 23 au 25 mars 2018 pour renforcer ce plaidoyer.
Le programme de ces deux journées.
L'affiche du congrès.

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Bilan 2017 du Conseil de la Nuit - Peut mieux faire.

Le Conseil de la Nuit s’est réuni en plénière le 7 mars pour faire le bilan de l’année 2017.

Au delà du satisfecit que s’est auto-accordé Frédéric Hocquard, adjoint chargé de la nuit, le Réseau "Vivre Paris!" a porté la voix des parisiens lors de cette réunion.

Anne Penneau, au nom du Réseau “Vivre Paris!”, a indiqué que les associations membres du Réseau "Vivre Paris!" n’ont constaté aucune amélioration, ce même dans les quartiers où la Ville fait des expériences de concertations. Elle a rappelé les graves préjudices de santé publique ainsi que la destruction du tissu social que cela crée dans les quartiers concernés et fait appel à un renforcement des actions de la Préfecture sans que s'éternisent des procédures de concertation :
Il est urgent de forcer le retour aux bonnes pratiques des établissements qui n'obtempèrent pas à des rappels à la loi. Nous ne cessons de le répéter :
- La concrétisation de la sanction est le levier pédagogique indispensable pour obtenir le respect des bonnes pratiques par des établissements récalcitrants.
- Il est inique d'en appeler au chantage à la faillite économique pour faire parade.
- Dans nos quartiers, les établissements se relèvent aisément des fermetures temporaires qui les touchent aujourd'hui le plus souvent avec parcimonie d'ailleurs.
- A supposer que le caractère bénéficiaire de l'activité d'un établissement dépende de la possibilité qu'on lui laisse ou non d'avoir des pratiques d'exploitation irrégulières en termes de santé publique (bruit, alcool), il n'y a rien de scandaleux au fait que ledit établissement soit contraint de mettre la clé sous la porte quand on lui demande de respecter ses obligations.
- Les mauvaises pratiques préfigurent un gouffre financier en matière de santé publique (penser aux risques générés par les pratiques nocives d'alcool, du stress des victimes des nuisances), de gestion (plus on laisse s'enliser les situations, plus il faut des moyens importants pour remonter le courant), d'aménagements (mobilier public détruit, déchets à ramasser, déjections à nettoyer).

Bertrand Lukacs, président de l'association des Riverains du Canal Sant-Martin, a quant à lui, a commencé son intervention en disant : “Si tout se passait comme on l’entend je pense qu’on n’aurait rien à dire. Le difficulté c’est que nous, notre bilan, il est très simple : au mieux c’est stationnaire, au pire ça s’aggrave et il y a plus de pire que de mieux.” Il a rappelé que le temps de la nuit (repos) n’est pas équivalent au temps du jour (activité) et que le bruit est la seconde pollution en terme de santé publique ("le bruit tue"), en en référant à des études scientifiquement incontestables et en soulignant que tout aussi bien les salariés de l’économie de la nuit, que les noctambules et les riverains bien évidemment sont concernés par les effets nocifs des perturbations du rythme naturellement diurne de l’humain.
Il a souligné la formidable asymétrie des citoyens au regard de la réglementation. Il est très facile à un établissement de créer une activité qui va générer des nuisances… alors qu’il va être extraordinairement compliqué et long pour qu’un riverain victime de nuisances sonores puisse faire entendre ses droits. La solution : un circuit court comme à Rotterdam qui permet aux problèmes d’être traités dans les meilleurs délais.

Une nécessité et une demande du Réseau “Vivre Paris!” depuis des années : le mesurage objectif des nuisances sonores avec le déploiement d’outils développés et mis en place par BruitParif (les fameuses "méduses”). BruitParif manque cependant cruellement de crédit. Lorsque BruitParif touche 70 000€ de subventions de la Mairie de Paris, les Pierrots de la Nuit en reçoivent 100 000 et Culture Bar-Bars 30 000. Les priorités sont claires.

La Préfecture a annoncé 210 fermetures administratives en 2017 dont 60 seulement pour tapage nocturne. Au regard du nombre de messages et d’appels que nous recevons cela semble une proportion assez faible.
Frédéric Hocquard, évoquant la place de la République dont les riverains se plaignent des nuisances sonores, a annoncé qu’il n’y avait “seulement" 20 jours de concerts par an et que les habitants n’avaient donc pas lieu de se plaindre. Ils apprécieront.
En guise de conclusion Frédéric Hocquard nous a servi : "si vous habitez à Paris, vous devez accepter le bruit". Il aurait pu ajouter comme Bertrand Delanoë il y a quelques années : "si vous n’aimez pas le bruit, allez vivre à Rodez."

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Le "conseil de la nuit" met de l'eau dans son vin : mais cependant...

La manifestation de septembre à la cité de la mode, qui a tenu lieu de précédente plénière du conseil de la nuit visait à promouvoir une ville où la nuit est comme le jour, donc aussi agitée et bruyante alors que :
- Toutes les données médicales qui montrent en quoi l'Homme est un animal diurne.
- La Cour Européenne des Droits de l’Homme condamne les États dont les institutions ne sanctionnent pas les atteintes à la tranquillité publique : le droit de se reposer à son domicile est un droit fondamental protégé par depuis 2004.

Madame Hidalgo, quant à elle, connait depuis longtemps les doléances des habitants des quartiers dits "festifs" : de par son mandat précédent et par le fait que le Réseau "Vivre Paris!" l'a saisie au stade de sa candidature pour l'actuelle mandature et, pouvons-nous penser, par les comptes-rendus que ses adjoints lui communiquent.

Sur le site de la Mairie de Paris on lit : "Depuis plusieurs années, les nuits parisiennes connaissent un regain de dynamisme avec l’ouverture de nouveaux lieux festifs, la multiplication des festivals, le développement de lieux éphémères et la reconquête des espaces publics par les noctambules. Une politique dédiée à la nuit a été mise en place par la Ville de Paris avec la création du Conseil de la nuit et du Comité des Noctambules".

Mais les victimes des nuisances nocturnes attendent toujours les mesures qui les protègeraient réellement.

Aucune évolution ne peut aujourd'hui être validée par le Réseau "Vivre Paris!" :
- Les moyens de la Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection (DPSP) censée prendre en charte les incivilités et certains aspects de la tranquillité publique sont maigres;
- La régulation par les Pierrots de la nuit n'a jamais pu être démontrée ni évaluée sérieusement;
- Les réunions des groupes du conseil de la nuit sont infructueuses, sans aucun travail un tant soit peu précis (2h30 par groupe 2 fois par an), une plénière annuelle où la parole des riverains est confisquée ou presque, cependant que les élus étalent devant la presse des déclarations peu en phase avec leurs actions.

En réalité, le fonctionnement du conseil de la nuit illustre l’ambiguïté des politiques publiques face aux lobbies de l'économie de la nuit, qui a été dénoncée dans rapport de la Cour des comptes publié en 2016 et intitulé « Les politiques de lutte contre les consommations nocives d'alcool », le rapport Kopp ayant quant à lui montré l’ampleur de la catastrophe représentée par les pratiques actuelles de consommation nocives d’alcool en 2015.

En 2017, les associations de riverains ont voulu en alerter la maire de Paris et ont cherché à se faire entendre hors cadre des réunions du conseil de la nuit. Madame Hidalgo en personne a été saisie par le bureau du réseau "Vivre Paris !" au printemps. Demande longtemps ignorée, avant qu'un rendez-vous ne soit accordé avec le chef de cabinet de l'époque, nous permettant certes de nous exprimer, mais manifestement pas d'avoir été compris : l'entretien ultérieur, qui avait été promis, n'a jamais pu avoir lieu.

Outre l’incongruité du remplacement de la précédente plénière par l’hymne à la ville 24/7, lors de la dernière réunion du groupe tranquillité de février 2017, le président du conseil de la nuit, M. Hocquard allait-il témoigner d'un changement ? Que nenni.
Certes, il a dit quelques phrases plus appuyées que d'habitude sur le fait qu'il faudrait tenir compte des riverains, mais il n'a pas manqué de :
- Montrer son désaccord à propos d'un arrêté anti-alcool récent pris dans le 18ème arrondissement.
- Affirmer explicitement qu'il n'y aura pas une augmentation du budget alloué (70 000 € l'an dernier) à BruitParif pour la mise en œuvre des expérimentations du dispositif "méduses" qui permet d’identifier objectivement les établissements causeurs de nuisances. Lorsque BruitParif touche 70 000€ de subventions de la Mairie de Paris, les Pierrots de la Nuit en reçoivent 100 000 et Culture Bar-Bars 30 000. Les priorités sont claires.
- Rejeter la proposition d’un affichage plus clair à Canal Saint Martin où, depuis des années, de tapages insupportables pour le voisinage et de pollution du site (déjections, déchets) : « on est déjà suffisamment clairs ».
- Manifester son intérêt pour l'introduction d'un principe d'antériorité contre lequel le Réseau "Vivre Paris !” s'est toujours vivement élevé. Tout le monde ici sait pourquoi. (voir notre article)

Concernant l’ouverture du conseil de la nuit pour étudier des modalités plus rapides d'intervention auprès des établissements problématiques, ce serait une bonne chose si la méthode était à la hauteur. C’est-à-dire que le cabinet de Madame la maire se serait attelé à élaborer un projet qui aurait été destiné à créer un modèle à suivre par élus référents-nuit. Mais non, on demande aux associations de se concerter avec ces élus alors qu’il est notoire qu’une grande majorité d’entre eux délaisse cet aspect de leur mandat. Ce n’est pas sérieux.

Dans de telles conditions, il ne faut pas que la Ville s’étonne que le Réseau "Vivre Paris !" appelle, comme bilan du conseil de la nuit, à un renforcement des actions de la Préfecture sans que s'éternisent des procédures de concertation. Il est urgent de forcer le retour aux bonnes pratiques des établissements qui n'obtempèrent pas à des rappels à la loi.

Nous ne cessons de le répéter :
- La concrétisation de la sanction est le levier pédagogique indispensable pour obtenir le respect des bonnes pratiques par des établissements récalcitrants.
- Il est inique d'en appeler au chantage à la faillite économique pour faire parade.
- Dans nos quartiers, les établissements se relèvent aisément des fermetures temporaires qui les touchent aujourd'hui le plus souvent avec parcimonie d'ailleurs.
- A supposer que le caractère bénéficiaire de l'activité d'un établissement dépende de la possibilité qu'on lui laisse ou non d'avoir des pratiques d'exploitation irrégulières en termes de santé publique (bruit, alcool), il n'y a rien de scandaleux au fait que ledit établissement soit contraint de mettre la clé sous la porte quand on lui demande de respecter ses obligations.
- Les mauvaises pratiques préfigurent un gouffre financier en matière de santé publique (penser aux risques générés par les pratiques nocives d'alcool, du stress des victimes des nuisances), de gestion (plus on laisse s'enliser les situations, plus il faut des moyens importants pour remonter le courant), d'aménagements (mobilier public détruit, déchets à ramasser, déjections à nettoyer).

Le Réseau “Vivre Paris!” ne peut que réitérer sa demande pour une nuit pour tous, équilibrée, durable et respectueuse des parisiens. Tout ou presque reste à faire.

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